L’eau potable devra présenter un taux de plomb inférieur à 10 µg par litre au 25 décembre. Mais au vu du suivi très déficient de cette disposition, la confédération demande un report d’application de 3 ans.
En théorie, l’eau potable devrait, au 25 décembre, présenter un taux de plomb inférieur à 10 µg/l. Mais le remplacement des canalisations en plomb, nécessaire est, selon la confédération du logement CLCV jugé « inévitable ». Selon l’organisation qui cite des études réalisées sur le sujet, 7,5 millions de logements seraient ainsi concernés en France, dont plus de 800 000 uniquement sur Paris.
La mise en œuvre de cette disposition issue d’une directive européenne serait très peu suivie par les pouvoirs publics. « A ce jour, il est impossible de connaitre le taux de conformité mais les remontées de terrain et les avis d’experts tendent à montrer que la majorité des copropriétés n’ont pas effectué les travaux » note la CLCV.
Elle préconise ainsi un report d’application, du fait que l’échéance du 25 décembre, ne sera pas respectée par beaucoup, et que les pouvoirs publics ont été assez absents. La CLCV a écrit au Premier ministre pour un tel report. Elle plaide ainsi pour un délai de trois ans, une possibilité prévue par la directive européenne.
