Les trois grandes agglomérations étaient jusqu’ici toutes dirigées par des socialistes. L’arrivée maire Europe Ecologie Les Verts à Grenoble et d’un maire UMP à Saint-Etienne rebat les cartes.
Les trois grandes agglomérations de Rhône-Alpes ne sont plus uniformément socialistes. Certes, Lyon, la Préfecture de Région, reste rose. Gérard Collomb sera, pour six ans encore, maire de la ville. Idem pour Villeurbanne, où Jean Paul Bret conserve son fauteuil. Mais les deux autres grandes agglomérations ont vu leur ville-centre basculer.
C’est le cas à Grenoble, la capitale des Alpes. Eric Piolle a ravi aux socialistes une ville que ces derniers détenaient depuis 19 ans. Michel Destot, l’actuel maire de Grenoble, avait décidé de ne pas se représenter, laissant la place à Jérome Safar. C’est pourtant le candidat EELV, arrivé devant le PS au premier tour, qui a conquis la mairie, malgré le fait que son rival socialiste, ait décidé, contre l’avis de son propre parti, de ne pas se désister en faveur de l’écologiste. Ce dernier, 41 ans, ancien cadre informatique chez HP, jouissait d’une certaine popularité à gauche, ayant notamment refusé de mettre en place un plan de délocalisation dans le groupe auquel il appartenait.
La droite conquiert Saint-Etienne, Chambéry et Valence
A Saint-Etienne, c’est l’UMP Gaël Perdriau qui conquiert la mairie devant le maire sortant Maurice Vincent, avec 47,5% des voix contre 40,7% pour le socialiste. Le Front national, emmené au niveau local par Gabriel de Peyrecave, obtient 11,8% des voix.
A Vienne, pas de changement de couleur politique : l’UMP Thierry Kovacs prend la suite de Jacques Remiller, l’ancien maire de droite. Pas de changement non plus à Annecy, où Jean-Luc Rigaut, UDI, reste maire avec 45,11% des suffrages. A Chambéry, c’est l’UMP Michel Dantin qui s’empare de la mairie avec 54,74% des voix, contre 45,26% pour l’ancienne maire Bernadette Laclais.
A Valence, l’ancien maire socialiste a perdu, laissant la mairie à la droite. Celui-ci n’a totalisé que 40,35% face à l’UDI-UMP Nicolas Daragon, lequel a totalisé 53,54% des voix. Une des maigres consolations pour le parti socialiste aura également été, au premier tour, la réélection de Jean-François Debat dimanche 23 mars lequel a été depuis été installé par son conseil municipal.
