Dans un communiqué, le président du conseil régional de Rhône-Alpes se montre favorable au projet. Pour lui, ceci ne doit pas se traduire par une centralisation des décisions depuis Lyon.
Jean-Jack Queyranne, le président du Conseil Régional Rhône-Alpes s’est montré favorable à la fusion entre Rhône-Alpes et Auvergne. «J’entends contribuer ainsi à l’entreprise de simplification des structures territoriales de notre pays » a indiqué Jean-Jack Queyranne.
Celui-ci insiste toutefois sur un nécessaire respect des identités respectives. « Je n’ai jamais eu de velléités d’annexion parce que je respecte chaque territoire avec son histoire et son identité. Aujourd’hui, je pense que nous pouvons construire cette grande Région en réunissant toutes les bonnes volontés. Je m’en suis entretenu avec René Souchon, le Président de l’Auvergne ; nous partageons tous deux la même volonté de mettre l’organisation territoriale de notre pays à l’heure du XXIème siècle » a t-il précisé, en ajoutant qu’il n’entendait pas exercer « une centralisation des décisions depuis Lyon, mais bien au contraire comme nous le pratiquons, garantir la proximité dans l’élaboration et la mise en oeuvre des politiques régionales ».
Il rappelle également qu’une telle région figurerait au 7ème rang européen par son poids économique, mais qu’elle disposerait encore de « dix à douze fois moins de ressources par habitant que les grandes Régions allemandes, italiennes ou espagnoles ».
Il insiste également sur le second volet de la réforme, avec la fin des conseils généraux. « Pour réussir, il ne faudra pas jouer petit bras. Différer la disparition des Conseils généraux laisse déjà craindre un renoncement devant les écueils que toute entreprise d’envergure rencontre(…). Il ne faut pas laisser passer cette chance historique de mettre notre pays en mouvement et de rompre avec une logique de centralisation qui ne s’impose plus» a indiqué l’élu.
