L’association de consommateurs a fait état ce mercredi dans des rapports de la mauvaise gestion de certains acteurs du secteur.
A quelques jours de l’ouverture du congrès de l’Union sociale pour l’habitat, la CLCV a fait état mercredi de rapports pointant certaines dérives dans la gestion d’acteurs sociaux. On trouve ainsi, pêle-mêle, une absence de contrôle dans la rémunération des dirigeants, des conflits d’intérêt, ou encore des emprunts toxiques ou des contrats actés sans mise en concurrence.
La CLCV a publié sur son site les rapports de 67 bailleurs sociaux de toute la France établis au cours de l’année 2013 par la Mission d’inspection du logement social (Miilos), laquelle est en charge de contrôler les bailleurs.
Gouvernance « très perfectible»
Et si ces rapports « mettent en avant de nombreux points positifs », note l’association, ils font aussi état « de points critiques qui appellent à des mesures correctives ». L’association note ainsi qu’un nombre significatif de bailleurs sociaux ont souscrit des emprunts toxiques « ayant ou pouvant dans le futur entraîner des pertes importantes ». « Dans la mesure où les bailleurs ont accès aux fonds du livret A à un taux préférentiel, la CLCV estime que ce type de pratiques financières n’a pas sa place dans le logement social » note l’association.
En outre, la gouvernance des bailleurs est selon elle « très perfectible», avec des conseils d’administration et représentants des locataires y siégeant qui ne sont pas « suffisamment informés et associés aux décisions».
Des points négatifs aussi en Rhône-Alpes
En outre les rapports de la Milos pointent que des conflits d’intérêt ne sont pas prévenus, et que des mises en concurrence ne sont pas effectuées. Elle indique également que les rémunérations des dirigeants sont déplafonnées sans contrôles.
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