Le 20ème observatoire du crédit immobilier du courtier fait état d'une demande d’acquisition en hausse. Celle-ci a progressé de 13.5% à Lyon au premier semestre.
Le courtier en crédit immobilier Meilleurtaux.com faisait état ce matin de son 20ème observatoire du crédit immobilier. Parmi les constats dressés par l’intermédiaire, le retour des longues durées. Le courtier a en effet relevé un retour des prêts sur 25 ans proposés par une très grande majorité des banques, avec pour cible les primo-accédants.
Est-ce l’effet du regain de pression concurrentielle sur ce segment: l’écart de taux se révèle en tout cas être en baisse avec les prêts sur 20 ans. L’intermédiaire ne note pas, sur toutes les durées, de resserrement des conditions d’octroi. Les critères d’attribution n’ont ainsi pas changé.
Et les taux continuent de toujours plus baisser : « les banques continuent à profiter de la baisse des OAT tout en se livrant à une concurrence acharnée sur les taux » note le courtier, en indiquant que 37 % des nouveaux barèmes de taux de crédit reçus depuis début octobre sont à la baisse. Un prêt sur 20 ans affiche donc un taux moyen de 3.04%, quand, en septembre 2013, il s’établissait à 3.75%.
Des taux bas
« En septembre 2014, près de 2/3 des banques proposent des prêts sur 20 ans à un taux inférieur à 2,90% hors assurance » note Meilleurtaux.com. Ce qui a un impact très positif sur l’emprunteur. Le coût d’un crédit de 200 000 € est en repli de 25% en 1 an et a été divisé par 2 depuis octobre 2008. Et en un an, la capacité d’emprunt pour une mensualité de 1 000 € a progressé de près de 13 000€.
Les taux bas attirent en outre les emprunteurs à renégocier leurs prêts : en seulement 4 mois, la demande de renégociations a plus que triplé. Et cette situation devrait demeurer ainsi en cette fin d’année 2014 et en 2015. Les objectifs commerciaux 2014 des banques sont équivalents à ceux de 2013, et ne sont pas encore atteints à fin septembre. Le courtier pense par ailleurs, que, à plus long terme, la BCE maintiendra ses taux bas. Une hausse pourrait en effet briser la consommation des ménages, déjà faible. En outre, les Etats européens ne peuvent pas, avec la croissance actuelle, se permettre une remontée des taux, selon le courtier.
La demande d’acquisition est en tout cas repartie, selon l’intermédiaire. Les demandes de crédit immobilier émanant des particuliers sur le site Meilleurtaux.com ont progressé de 20%. La demande d'acquisition a progressé, selon lui, de 13.5% à Lyon, et de 24% à Bordeaux.
