<p>(SDH/LPI)</p>
L'INSEE a publié vendredi une étude sur l'impact de ces aides sur les loyers.
Les aides au logement entraînent-elle une hausse du prix des loyers ? C'est l'une des interrogations soulevée par une étude publiée vendredi par l'INSEE. Un rappel: ces aides sont fonction des zones géographique où est situé le logement. Lyon par exemple est en zone II, laquelle regroupe essentiellement les agglomérations comprenant plus de 100 000 habitants. L'INSEE a d'ailleurs tenté d'évaluer l'impact sur le niveau des loyers autour de ce seuil de 100 000 habitants.
« Il ressort qu'un niveau plus élevé d'aides au logement pousserait à la hausse les loyers privés. Par ailleurs, le surcroît d'aides au logement dans la zone II n'aurait aucun effet sur la qualité des logements locatifs offerts par les acteurs privés, ni aucun impact sur le nombre de logements offerts. Ainsi, l'augmentation des aides pour le secteur locatif privé aurait principalement entraîné une hausse du prix des loyers » indique l'INSEE.
Ces aides est onéreux pour l'Etat : l'augmentation du budget consacré à ces aides est continue depuis la fin des années 1970 et a été particulièrement forte pendant les années 1990. Cette augmentation résulte, selon l'INSEE, "d'un fort accroissement du nombre de bénéficiaires au début des années 1990 et d'une hausse du montant des aides par bénéficiaire". 5,7 millions de ménages percevaient un tel type d' aide en 2012.
Ces aides peuvent, selon l'institut, être un facteur de hausse des loyers : "comme elles permettent à certains ménages d'accéder à des logements de meilleure qualité, la demande s'accentue et peut conduire à une hausse des loyers si le nombre et la qualité des logements ne s'ajustent pas suffisamment. En d'autres termes, une partie du bénéfice de l'allocation des ménages serait alors transférée aux bailleurs" indique l'INSEE. Un effet inflationniste qui serait d'autant plus fort que les bailleurs peuvent connaître les locataires éligibles et parfois toucher directement ces aides.
