Le quartier faisait partie des quartiers repérés par le ministère de la ville et l’ANRU. Il avait été inscrit dans le volet 1 du programme de renouvellement urbain.
Michèle Picard a adressé hier un courrier au ministère de la ville, suite à l’annonce mardi du périmètre du nouveau programme national de renouvellement urbain 2014 – 2024. Elle s’est dans un premier temps félicité de la prise en compte par le conseil d’administration de l’ANRU du quartier Les Minguettes-Les Clochettes dans le programme d’intérêt national.
Mais elle s’est néanmoins montrée « surprise de ne voir dans cette liste, ni dans celle des projets d’intérêt régional le quartier Barel-Charréard ». Pour elle, « Il est incompréhensible de constater une rupture avec les engagements pris dans la loi et par votre gouvernement pour identifier les quartiers. Ce quartier faisait partie des quartiers repérés par le ministère de la Ville et par l’ANRU. Il répond aux critères de revenus par cette nouvelle cartographie des quartiers prioritaires ».
Population très fragilisée
Elle demande donc « les arguments pour comprendre les raisons qui ont amené l’exclusion pure et simple de ce quartier». « Inscrit dans le volet 1 du programme de renouvellement urbain, force est de constater que, malgré les efforts engagés entre 2004 et 2014, la population reste en dessous du seuil de revenus inscrits dans la loi, qu’il reste un grand nombre de projets à développer et que le seul droit commun ne pourra permettre l’aboutissement de renouvellement de ce quartier » souligne-t-elle.
Il doit selon elle fait l’objet d’un traitement spécifique. « La lecture des deux listes et ma connaissance de certains quartiers retenus interrogent. Certains ne disposent pas des caractéristiques sociales et urbaines du quartier Barel-Charréard-Duclos. Notre ville située dans les 100 villes les plus pauvres voit sa population très fragilisée avec 31% des habitants dont les revenus se situent en dessous du seuil de pauvreté. L’engagement de l’Etat et de l’ANRU constituent un levier indispensable pour changer profondément ces quartiers. Aussi, je vous demande de bien vouloir étudier ma demande d’inscription de ce quartier dans un nouveau programme national de renouvellement urbain» conclut-elle.
