Les taux de l’OAT 10 ans ont encore reculé mercredi. La perspective d’un rachat d’obligations souveraines par la BCE provoque de nouveaux achats des dettes françaises et allemandes. Une décision confortée en outre par les réquisitions de l'avocat général de la CJUE sur le programme OMT.
Avant la prochaine réunion du conseil des gouverneurs prévue le 22 janvier prochain, au cours de laquelle l’institution pourrait annoncer de nouvelles mesures non conventionnelles, les investisseurs se portent massivement sur les obligations d’Etat françaises.
Si bien que les taux des obligations d’Etat françaises, qui évoluent en sens inverse de la demande, sont, eux, clairement orientés à la baisse : ils reculent encore de 2 points de base à 0.72%. Les obligations d’Etat allemandes font, elles aussi, de même avec un recul de 2 points de base à 0.46%.
Les nouvelles en provenance de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) vont également dans le sens d’une baisse des taux. L’avocat général de la cour a indiqué que le programme d’achat de dette publique de l’institution de Francfort, appelé « OMT » ( comme opérations monétaires sur titres), est compatible « en principe » avec le droit européen.
Les réquisitions du parquet sont généralement suivies par la Cour. Aussi, avant que celle-ci ne statue, il s’agit donc d’une nouvelle plutôt de nature à encourager les anticipations d’achat de cette publique par les investisseurs. Autre évènement qui joue en faveur d’une baisse des taux : les obligations d’Etat américaines sont fortement achetées. Du coup, les taux américains sont également en recul.
