La Métropole de Lyon délibérait hier sur une demande de subvention à l’Union européenne. Le sénateur pose la question de la dimension d'un projet qui était présenté jusqu’ici comme une infrastructure d’agglomération.
A l’occasion d’une délibération portant sur une demande de subvention à l’Union européenne dans le cadre de l’appel à propositions intitulé « Mécanisme pour l’interconnexion en Europe », François Noël Buffet a posé la question de le dimension de ce grand projet.
« L’anneau des Sciences, infrastructure d’agglomération, devient-il une infrastructure européenne ? » questionne le sénateur. « Le document de présentation du maître d’ouvrage et le bilan du débat public ne le mentionnent aucunement, parlant bien d’un projet d’agglomération. Pourtant, avec cette délibération, l’Anneau des Sciences s’inscrit comme une infrastructure d’échelle européenne » note François Noël Buffet dans un communiqué.
Le sénateur cite par la suite le site du Parlement Européen, qui explique ce qu’est le mécanisme pour l'interconnexion de l'Europe (MIE), un mécanisme de financement mis en place par l'UE pour des projets d'intérêt commun en matière de réseaux transeuropéens de transport, d'énergie et de télécommunication, qui est proposé par les commissions du transport (TRAN) et de l’industrie (ITRE) du Parlement européen, et qui constitue un outil important pour des investissements ciblés dans l'infrastructure à l'échelle européenne.
Pour l’élu, « un tel changement constituerait une modification substantielle de la nature de ce projet, allant contre tous les arguments développés jusque-là par le Président de la Métropole ». Il cible alors Gérard Collomb, en posant la question du lien établi entre la réalisation de l’Anneau des Sciences et celle du grand contournement de Lyon. « Quelle est la capacité réelle du Président de la Métropole de porter ce projet alors qu’il le conditionne à la réalisation d’un grand contournement de l’agglomération, auquel s’ajoutent des contraintes financières nouvelles ? » questionne-t-il.
