La construction repart de l’avant avec une hausse des mises en chantier, mais aussi des logements ayant obtenu un permis de construire.
Les mises en chantier de logement ont progressé en France, selon les données publiées ce vendredi par le commissariat général au développement durable. Sur la période allant de décembre à février, celles-ci ont en effet ont augmenté de 1.9% en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. L’évolution en données brutes est encore plus significative, avec une hausse de 5.5% à 92.500 logements. Au total, sur douze mois, on dénombre ainsi, toujours en données brutes, 351.200 logements (+2.5%)
On note toutefois des disparités entre les mises en chantier de logements collectifs (résidences comprises) qui ont augmenté de 3,7 %, et les mises en chantier de logements individuels, qui ont diminué de 1%.
Disparité entre individuel et collectif
L’autre chiffre favorable concerne les permis de construire, véritable donnée avancée de la construction. Ceux-ci ont progressé de 5,2% par rapport aux trois mois précédents en données CVS-CJO et de 18% en données brutes. Mais là aussi, on observe une nette disparité entre les autorisations à construire de logements collectifs (+10,2% en données CVS-CJO) et celles de logements individuels (-2,8% en données CVS-CJO). Sur douze mois, les permis de construire s’approchent ainsi des 400.000 unités (+7.7%), à 398.200 logements autorisés.
On notera toutefois un important taux d’annulation des logements individuels autorisés, qui reste à 15,0%, soit un niveau supérieur à sa moyenne de longue période (13,9 %), un phénomène aussi visible dans le collectif (y compris résidences), où le taux d’annulation est de 23,2%, toujours au-dessus de sa moyenne de longue période (20,4 %). Le délai moyen d’ouverture de chantier des logements, tant dans le collectif que l’individuel, tend encore à baisser alors même qu’il se situe déjà sous sa moyenne de longue période.
