<p>(SDH/LPI)</p>
Si l’ensemble des courtiers font état d’une baisse des taux de crédit immobilier, le pouvoir d’achat immobilier reste stable à Lyon.
Le pouvoir d’achat immobilier reste stable, selon le dernier point réalisée par Meilleurtaux.com sur les 10 plus grandes villes de France. Pour une mensualité de 1 000 € sur 20 ans calculés avec un taux fixe, un emprunteur pourra prétendre à une surface de 60 m² à Lyon. Une surface identique à celle à laquelle il pouvait prétendre en mars, du fait de prix et de taux identiques sur 20 ans. Mais les taux sont malgré tout en légère baisse sur un certain nombre de durées: un emprunteur pourra obtenir en moyenne un taux de 1.30% sur 15 ans, de 1.60% sur 20 ans, et de 1.90% sur 25 ans en avril, alors qu’il obtenait respectivement 1.35%, 1.60% et 1.95% en mars.
« La baisse des taux commence à s’essouffler sur les taux mini, accordés aux meilleurs dossiers. Globalement les banques de Méditerranée, Rhône-Alpes-Auvergne, Ouest et Est n’ont pas modifié leur barème entre mars et avril sur ce type de taux » note pour sa part le courtier Empruntis. « En revanche, les taux moyens accordés aux dossiers plus classiques sont quasiment tous à la baisse entre 0,05 point et 0,10 point sur tout le territoire, preuve que les banques semblent avoir atteint un plancher sur les meilleurs dossiers mais continuent d’avoir une politique volontariste » nuance-t-il. Les taux sont ainsi en légère baisse sur un mois en Auvergne Rhône-Alpes pour les prêts à 7, 15, 25 et 30 ans.
Cafpi, lui ne voit pas les choses évoluer en l’état. « Rien, dans la conjoncture française, européenne ou mondiale, ne laisse présager un revirement de situation dans l’immédiat. Le crédit devrait donc rester aussi bon marché jusqu’à la fin de l’année. Autre bonne nouvelle, les inquiétudes nées d’un durcissement des conditions de crédit par le Comité de Bâle semblent s’apaiser. La levée de boucliers de la part des banques françaises, mais aussi des courtiers et des professionnels de l’immobilier, n’a pas été vaine : le projet de réglementation dit Bâle IV est, au moins pour l’instant, écarté » indique le courtier.

