<p>Mario Draghi (ECB)</p>
Le CAC 40 baissait de 5% à l’ouverture des marchés, avant d'amplifier sa chute. Les taux des obligations d’Etat reculent sur le marché secondaire.
Suite à la décision du Royaume-Uni de sortir de l’Union Européenne, les turbulences politiques affectent d’ores et déjà les marchés financiers. Les futures sur CAC 40 étaient en nette baisse, de près de 11%. Finalement à l'ouverture, le CAC 40 perdait 5%, avant d'amplifier sa baisse. Un peu avant 10 heures, le CAC 40 reculait de 8.81%, à 4072,39 points.
L'indice parisien est donc en passe de connaitre un vendredi noir, alors que les marchés financiers asiatiques ont déjà « pricé » le Brexit. La Bourse de Tokyo a perdu 7.92% à la clôture, une chute encore plus forte que celle de la Bourse de Hong Kong, laquelle perdait 3.12%. Le future juillet sur CAC 40 perdait lui 11.32% à 8h35. Finalement, à l'ouverture, le CAC 40 ne perdait "que" 5%, avant d'amplifier sa baisse. Il s'agit d'« une phase d’ajustement des marchés » indiquait ce matin un responsable d’Euronext sur Europe 1. L'indice phare anglais, le FT100, reculait de 4.17% à 6073.55 points.
L’impact était également important sur les marchés des taux et des devises. La livre perdait ainsi plus de 10% par rapport au dollar, et augmentait par rapport à l’euro. La devise britannique affiche une chute inédite depuis 1985. Les marchés de taux réagissaient aussi. Les taux des obligations d’Etat reculent sur le marché secondaire. Les obligations d’Etat françaises étaient achetées, faisant figure de valeur refuge, au même titre que le Bund. Les taux de l'OAT 10 ans enfonçaient leur plus bas, à 0.32% à 8h40 sur le marché secondaire, après un plus bas à 0.24%. La pression baissière sur les taux ne fait que commencer.
Une action des banques centrales est attendue, tant de la part de la Fed que de la BCE: les institutions dirigées par Janet Yellen et Mario Draghi pourraient engager une action commune en cas de fortes turbulences.
