L’UNPI a publié en fin de semaine dernière son Observatoire des taxes foncières.
L’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) a publié en fin de semaine dernière son Observatoire des taxes foncières (accessibles directement sur : http://www.unpi.org/taxe_fonciere_2016.html ). Celui-ci révèle que, sur la période 2010-2015, cette taxe a augmenté de 14,70 % en moyenne sur le territoire français. « Cette hausse est quasiment trois fois supérieure à l’inflation constatée sur cette même période (estimée à 4,97 % par l’INSEE) ! » souligne l’UNPI. Mais, dans la circonscription administrative du Rhône (département du Rhône+Métropole de Lyon), la taxe foncière est en augmentation bien plus sensible, de l’ordre de 16,63 %.
L’Union précise que, dans les neuf communes les plus peuplées du territoire, toutes situées dans la Métropole (Lyon, Bron, Villeurbanne, Meyzieu, Rillieux-la-Pape, Caluire-et-Cuire, Saint-Priest, Vénissieux, Vaulx-en-Velin), la taxe foncière a augmenté en moyenne de 16,33 % sur cette même période.
Un impact du passage à la Métropole
L’Union explique cette augmentation par le remplacement du taux départemental de 8,21 % en 2010 par un nouveau taux au profit de la Métropole de Lyon de 11,58 %. « Elle est plus marquée à Lyon ou Bron (qui ont rehaussé leur taux communal) qu’à Vaulx-en- Velin ou Saint-Priest par exemple (qui ont reconduit le taux de la commune de 2010). Lyon est, parmi les 50 plus grandes villes de France, la quatrième ville où la taxe foncière a le plus augmenté entre 2010 et 2015 » note l’UNPI.
Et le passage à la Métropole a également eu un impact sur les communes qui n’ont pas touché à leur fiscalité communale. « A Villeurbanne, la ville n’a pas modifié son taux communal mais, celui-ci étant plus faible que dans les autres villes, les propriétaires villeurbannais y subissent plus fortement qu’ailleurs la création du taux de 11,58 % au profit de la Métropole de Lyon » analyse l’Union.
