L’inflation résulterait notamment d’une accélération des prix de l’énergie et de l’alimentation, a indiqué ce jeudi l’INSEE. Sur un mois, la hausse de l'indice des prix à la consommation est de 1,4%.
L’INSEE a publié jeudi son indice des prix à la consommation. Sur un an, les prix à la consommation augmenteraient de 4,5 % en mars, après une hausse de 3,6 % le mois précédent, selon l’estimation provisoire réalisée en fin de mois. Cette montée marquée de l’inflation résulterait « d’une accélération des prix de l’énergie, de l’alimentation et, dans une moindre mesure, des services », indique l’INSEE. Dans le même temps, les prix des produits manufacturés ralentiraient légèrement, tandis que la baisse des prix du tabac sur un an serait de même ampleur qu’en février.
Hausse de 1,4 % sur un mois
Sur un mois, les prix à la consommation progresseraient de 1,4 %, après une augmentation de 0,8 % en février.
« Les prix de l’énergie accéléreraient en lien avec la hausse des prix des produits pétroliers. Ceux des produits manufacturés et de l’alimentation augmenteraient nettement. Les prix des services ralentiraient, notamment en raison du repli des prix des services de transports. »
INSEE
L’indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait quant à lui de 5,1% sur un an, après une progression de 4,2 % en février. Sur un mois, il croîtrait de 1,6 %, après une hausse de 0,9% le mois précédent.
L’inflation a des implications majeures sur le secteur immobilier. Plusieurs indices, comme l’indice de référence des loyers (IRL) ou l’indice des loyers des activités tertiaires (ILAT), sont calculés à l’aide de composantes de l’indice des prix à la consommation. Une hausse de l’indice des prix pourrait donc permettre, de fait, aux bailleurs privés d’appliquer des hausses de loyers plus prononcées dans les prochains mois. Pour l’heure, l’IRL plafonne à 1,61%.
