<p>(SdH/LPI)</p>
Selon Seloger, les prix restent en progression sur un an, malgré le contexte géopolitique, la flambée des prix des matériaux et la hausse des taux d’intérêt.
Les prix des appartements se maintiennent. C’est en substance le message résultant du dernier baromètre Seloger sur les prix de l’immobilier neuf. Les prix du marché de l’immobilier neuf enregistrent même une évolution positive ces deux dernières années, « contre toute attente et alors que les plus pessimistes lui prédisent un déclin forcé compte-tenu du contexte géopolitique, de la flambée du prix des matériaux et de la hausse du taux d’intérêt », note baromètre.
Hausse de 6,5% en un an
Le prix moyen d’un appartement neuf s’établit à 5.123€ le m² au niveau national, un prix en constante augmentation depuis 2 ans. Sa valeur augmente de 10,9% en 2 ans et de 6,5% en un an. Cette croissance est, selon Seloger, « beaucoup plus forte pour le neuf que pour l’ancien qui enregistre une progression de +4,6% sur un an concernant les appartements ».
Aucune exception n’est notée en région à cette tendance positive. La demande se diffuse sur tout le territoire et particulièrement à la province qui continue d’attirer 8 futurs potentiels acquéreurs dans le neuf sur 10 selon l’Observatoire du Moral Immobilier de SeLoger.
Les Hauts-de-France enregistrent la progression la plus spectaculaire avec une hausse de 10,7% sur un an et de 15,9% sur 2 ans, à 4.490€/m². La croissance la plus faible concerne la Bourgogne-Franche-Comté, laquelle s’établit à 1,6% par rapport à 2021 et à 4,1% par rapport à 2020, avec un prix moyen de 3.617€ le m² pour un appartement neuf. En Île de France, qui concentre 18% des recherches des futurs potentiels acquéreurs dans le neuf, le prix moyen est en hausse de 3,5% en un an à 6.745€ le m² (+8% en 2 ans).
Des situations variées selon les villes
Le prix moyen d’un appartement dans le neuf en France (5.123€/m²) est 27% plus élevé que dans l’ancien (4.036€/m²). C’est également le cas dans les 10 plus grandes villes françaises. Parmi celles-ci, la plus chère est sans surprise Paris, à 15.564€ le m² dans le neuf, contre 10.401€ le m² dans l’ancien.
« Le nombre d’appartements neufs à vendre dans la Capitale est très faible et entraîne mécaniquement une hausse de prix (+5% sur un an), à l’inverse de ce que nous constatons dans l’ancien qui enregistre une baisse de 0,8% sur les appartements.»
Barbara Castillo Rico, Responsable des études économiques de SeLoger.
Lille est de l’autre côté du classement avec un prix de 4.001€ le m², contre 3.547€ le m² dans l’ancien. Dans le segment du neuf, Bordeaux est le marché le moins dynamique avec des prix en baisse de 3,3% sur un an, bien qu’ils soient 1,5% plus élevés qu’il y a 2 ans. Ils atteignent 5.122€ le m², à 4.837€/m² dans l’ancien.
De la même façon, les prix stagnent à Lyon, avec une progression de 0,5% sur un an. Le niveau des prix reste toutefois élevé à 6.703€ le m², par rapport à 5.367€ le m² dans l’ancien.
« Les croissances de prix observées dans le neuf et l’ancien confirment la bonne tenue actuelle de ces marchés, même si le changement d’orientation de politique monétaire, (qui pousse les banques à resserrer le robinet du crédit) risque d’exclure une partie de la demande sur ces deux marchés. C’est alors le niveau de l’offre accessible (soit le nombre de biens à vendre) qui déterminera un éventuel impact sur l’évolution des prix dans les prochains mois. »
Barbara Castillo Rico, responsable des études économiques de SeLoger.
