<p>(Meilleursagents)</p>
Le spécialiste de l’estimation immobilière en ligne a fait part de son 1er point marché de l’année. Dévoilant par la même occasion ses prévisions, il ne prédit « pas de retournement en 2023, mais un rééquilibrage ».
Meilleursagents a fait part lundi de son premier point marché de l’année 2023. Dévoilant par la même occasion ses prévisions, le spécialiste de l’estimation immobilière en ligne ne prédit « pas de retournement en 2023, mais un rééquilibrage ».
1,1 million de ventes en 2022
Le volume de transactions s’est, en 2022, établi à 1,1 million de ventes, selon l’estimation de cet acteur. Concernant les valeurs, le prix moyen au m² s’établit à 3.204€ le m², soit une progression de 4,6 %. Mais cette évolution n’est pas homogène suivant les métropoles. Sur l’année 2022, les prix ont augmenté de 14,1% à Marseille, mais ont baissé de 2,9% à Bordeaux.
Selon Thomas Lefebvre, directeur scientifique de Meilleurs Agents, 2022 « sera ainsi la deuxième meilleure année en termes de volume de transactions après le record atteint en 2021 ». Mais ces bons résultats sont selon lui « à mettre au crédit du premier semestre qui a fait preuve d’un fort dynamisme malgré le déclenchement de la guerre en Ukraine et la reprise de l’inflation. Quant au second semestre, il a pâti du changement de politique monétaire de la Banque Centrale Européenne ». Celui-ci a entrainé un ralentissement de la production de crédit qui ont de fait empêché un certain nombre d’acheteurs potentiels à mener à bien leur projet.
« En effet, l’un des événements marquants de 2022 concerne la remontée rapide des taux de crédit. En seulement douze mois, le taux d’un prêt immobilier sur vingt ans est passé de 1% à 2,4%. C’en est bel et bien fini des conditions exceptionnelles d’emprunt auquel le marché avait habitué les particuliers depuis plusieurs années.»
Thomas Lefebvre
Progression de 4,6% des prix
Sur le front des prix, Meilleursagents note qu’ils ont continué à progresser de l’ordre de 4,6% grâce à la belle performance des zones rurales (+7,5%) qui ont fait plus de 1,5 fois mieux que les villes du Top 10 (+4,7%). Le spécialiste souligne toutefois que, comme pour les volumes, il y a aussi eu une rupture entre le premier et le second semestre, un véritable ralentissement de la hausse des prix s’étant fait jour depuis l’été.

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