<p>(SdH/LPI)</p>
Celui-ci vise à lutter contre les «polluants éternels».
97% des habitants de la Métropole de Lyon reçoivent une eau totalement conforme. Toutefois des contrôles ont révélé la présence de PFAS dans l’eau distribuée dans le Sud et l’Ouest de Lyon. La Métropole de Lyon, Eau publique du Grand Lyon et le Syndicat Rhône Sud ont rapidement élaboré un plan d’actions d’urgence en trois phases, pour restaurer la qualité de l’eau distribuée aux 37 000 habitants des communes concernées. La mise en place de l’interconnexion des réseaux permettant de restaurer la qualité de l’eau, notamment sur Marcy- ’Etoile, marque l’aboutissement des travaux de la première phase.
Interconnexion entre les réseaux
En décembre 2023, après dix-huit mois d’études, et forts d’une meilleure connaissance de la pollution aux PFAS, Eau publique du Grand Lyon et le Syndicat Rhône-Sud (propriétaire du captage de Ternay) avaient présenté à l’État un plan d’action en 3 phases visant à restaurer la conformité de l’eau polluée par les PFAS sur les communes de la Métropole concernées.
La première phase, l'interconnexion entre les réseaux d'eau potable d'Eau publique du Grand Lyon et du Syndicat Rhône Sud, vient d’être franchie. Elle est décisive pour la suite du plan d’actions. Son objectif est d’amener un apport d'eau du réseau principal de la Métropole de Lyon afin de diluer l'eau distribuée par le syndicat Rhône Sud, dont le taux de PFAS est supérieur à la norme. De premiers essais concluants ayant eu lieu la première quinzaine de juin, le dispositif est désormais opérationnel.
L'interconnexion, mise en place au niveau de Saint-Genis-Laval, doit permettre de fournir 2 000 m³/jour au syndicat Rhône Sud. Grâce à ce dispositif, l'eau distribuée aux 60.000 habitants concernés dans l'Ouest lyonnais, dont Marcy-l’Étoile pour la Métropole de Lyon, respecte les seuils réglementaires.
