<p>(SdH/LPI)</p>
C’est ce qui ressort de la dernière note de conjoncture immobilière des notaires de France au titre du premier trimestre 2024. Les volumes ont, au niveau national, enfoncé la barre des 800.000 transactions fin mai.
Les notaires de France ont fait état de leur dernière note de conjoncture immobilière, laquelle relate l’évolution des volumes et des prix de l’immobilier au terme du premier trimestre 2024. Selon celle-ci, les volumes ont continué à se contracter, et ont même enfoncé la barre des 800.000 transactions à la fin mai, atteignant 793.000 transactions. Et cette dégradation n’est peut-être arrivée à son terme…
«La baisse annuelle se stabilise à un peu plus de 20 % depuis novembre 2023, pour désormais atteindre -22,6 %. Il faut remonter à décembre 2015 pour retrouver des volumes de transactions à ce niveau. Au rythme de baisse actuel, le volume de transactions pourrait passer sous la barre des 750 000 à la sortie de l’été. »
Note de conjoncture des notaires de France, juillet 2024
Pour les notaires, la rentrée de septembre sera charnière pour l’activité du marché. La baisse des taux de la BCE intervenue en juin avait en effet offert «une bouffée d’oxygène et des perspectives plus réjouissantes au marché immobilier », mais « cet espoir, né du desserrement de la politique monétaire qui ressurgissait positivement sur les crédits aux particuliers, pourrait être remis en cause
par l’incertitude politique née de la récente dissolution de l’Assemblée nationale », indiquent-ils. « De fait, le marché immobilier a été marqué par un coup d’arrêt dans l’assouplissement des conditions de crédit, provoquant l’attentisme », notent-ils.
Des prix qui chutent en France, en AURA et à Lyon
Côté prix, ceux des logements anciens sont ressortis en baisse pour le 3e trimestre consécutif sur un an de 5,2 % au 1er trimestre. Les prix diminuent de 5,5% pour les appartements et de 4,9 % pour les
maisons. Selon les notaires, «cette baisse devrait s’atténuer les prochains mois pour s’établir à 4,8% sur un an à fin août 2024». Hors Ile-de-France, les projections prévoient, comme pour la France métropolitaine, un ralentissement de la baisse à fin août.
Côté prix, à Lyon, le prix médian des appartements anciens dévissait de 10,2% sur un an à fin mars, à 4.480€ le m², tandis que le prix des maisons reculait de 5,7% à 399.700€. A Saint-Etienne, le repli du prix médian était de 8,3% pour les maisons à 212.500€ et de 5,4% pour les appartements, à 1.140€ le m². A Grenoble, la tendance était identique, avec une chute de 8,5% du prix médian des appartements, à 2.400€ le m² et de 10,8% du prix des maisons, à 323.800€. A Clermont-Ferrand, le prix médian des appartements baissait de 4,6% à 2.000€.
Les notaires espèrent que le prochain gouvernement proposera une politique à même d’atténuer les effets de la crise du logement.
«La crise immobilière de ces derniers mois a affecté les différents acteurs de l’immobilier, mais aussi et surtout les Français dans leur capacité à se loger. Les gouvernements ont peiné à poser une politique du logement renouvelée alors même que le secteur immobilier dans son ensemble est un moteur de la croissance et une priorité des Français. Le prochain gouvernement pourra trouver dans la politique du logement des ressorts pour rassurer les Français autour d’un thème qui les concerne tous. Espérons dès lors qu’il bénéficie d’une politique ambitieuse et claire afin de faire face aux enjeux d’avenir tel que le changement climatique. »
Notaires de France
