<p>(SdH/LPI)</p>
La Métropole de Lyon a exprimé, dans un communiqué, sa satisfaction quant à l’expertise ordonnée par le tribunal judiciaire de Lyon sur la pollution présente dans le sud de l’agglomération.
La Métropole de Lyon, la Régie Eau publique du Grand Lyon et le Syndicat mixte d’eau potable Rhône-Sud, avaient en mars dernier assigné Arkema et Daikin devant le tribunal judiciaire de Lyon en référé expertise. L’objectif de cette procédure était de faire la lumière sur la responsabilité éventuelle des deux industriels de la plateforme de Pierre-Bénite dans la pollution aux PFAS.
La collectivité a révélé ce mardi que le juge des référés avait fait droit à leurs demandes en ordonnant vendredi dernier qu’une expertise soit réalisée par d’un collège d’experts indépendants, au contradictoire des deux industriels. Ceci faisait suite à l’audience qui s’était tenue le 28 mai dernier au tribunal judiciaire de Lyon.
« Décision historique »
Les élus ont exprimé leur satisfaction suite à cette demande d’expertise.
« Je me félicite de cette décision historique, première étape dans l’application du principe pollueur-payeur. La mobilisation de la science doit permettre à des experts indépendants de se prononcer sur les responsabilités exactes d’Arkema et de Daikin comme sur les préjudices subis par nos collectivités. En engageant cette procédure, la Métropole de Lyon démontre que les responsabilités dans un tel scandale sanitaire peuvent et doivent être établies. »
Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon
« Nous accueillons cette décision avec une grande satisfaction et une détermination renouvelée à poursuivre l’ensemble des actions nécessaires pour protéger la santé des habitants et la qualité de l'eau, un bien commun vital pour tous. Il est plus que temps d’obtenir plus de transparence et de faire la lumière sur le rôle des industriels dans cette pollution massive. »
Anne Grosperrin, présidente de la Régie Eau Publique du Grand Lyon
« Le coût des solutions pour traiter la pollution aux polluants éternels va être supporté par les usagers si le principe pollueur-payeur ne s’applique pas. La responsabilité financière des industriels doit être engagée. »
Guy Martinet, président du Syndicat mixte d’eau potable Rhône Sud
Ladite procédure fait partie intégrante du plan d’action de la Métropole de Lyon pour limiter l’impact de cette pollution qui touche particulièrement les habitants, la ressource en eau et l’environnement du sud de son territoire
