<p>Sylvain Grataloup (DR)</p>
Sylvain Grataloup est le président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI). Nous évoquons avec lui la politique du logement menée par la Ville de Lyon et par la Métropole, mais aussi la récente proposition de l’organisation sur un dispositif fiscal universel des revenus locatifs.
LYON PÔLE IMMO -Vous avez récemment réagi de manière assez vive à un post de Sophia Popoff, adjointe au maire de Lyon en charge du logement, du renouvellement urbain et de l’hébergement d’urgence sur les réseaux sociaux. Par rapport à la politique globale du logement de la Ville de Lyon, quelles sont les principales critiques que vous émettez?
SYLVAIN GRATALOUP - Dans son post, Madame Popoff indique «On reprend la main». Mais on reprend la main à qui ? A aucun moment, que ce soit la Métropole ou que ce soit la Ville de Lyon aujourd'hui, on parle du logement comme étant un droit au service de tout le monde. C'est-à-dire à la fois le droit de celui qui ne peut pas être propriétaire, qu'on appelle le locataire, mais également un droit au service du propriétaire. Je le dis notamment à propos du squat. Très souvent, je suis appelé pour la loi anti-squat. On me dit : « Ah, mais le propriétaire, il doit être content parce qu'on a expulsé les gens. » Et je dis : « Mais pas seulement le propriétaire, je suis ravi pour l'occupant!». Le squatteur, quand il est devant une porte, il ne sait pas si c'est une porte de locataire ou une porte de propriétaire. Le droit au logement est donc pour tout le monde, et le droit de propriété est un outil au service du droit au logement.

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