(SdH/LPI)
Dans le sillage des projets de «Tronçon ouest du périphérique (TOP)» et d’«Anneau des sciences» au cours des précédentes élections, les candidats à la Métropole et à la mairie de Lyon ambitionnent un bouclage du périphérique, via un tunnel de 8 kilomètres entre Valvert et Saint-Fons financé sur le modèle du TEO. Objectif : «en finir avec le passage d’une autoroute en cœur de ville ».
C’est le retour d’un débat qui avait déjà eu lieu en 2020, avec, à l’époque, un projet de l’Anneau des sciences soutenu par Gérard Collomb et rejeté par Bruno Bernard. Le projet de bouclage du périphérique revient en force dès ce début d’année à la faveur d’une proposition de Véronique Sarselli, candidate à la présidence de la Métropole, et de Jean-Michel Aulas, candidat à la Ville de Lyon.
Ceux-ci ont en effet annoncé envisager la construction d’«un projet structurant d’envergure historique », la «Nouvelle Traversée de Fourvière» (NTF). Ce projet ambitieux vise, expliquent-ils à «traiter enfin à la racine le principal point noir de la circulation métropolitaine, tout en transformant durablement le cadre de vie des Lyonnais et des Grands Lyonnais». Les candidats souhaitent en effet «en finir avec une autoroute urbaine en plein cœur de la Métropole».
Chaque jour, plus de 110.000 véhicules traversent Lyon par le tunnel de Fourvière via l’axe M6/M7 et devraient même être 120.000 en 2030 selon les estimations CRITER. Ce sont ainsi soulignent-ils 40 millions de voitures par an qui transitent via une autoroute urbaine en plein cœur de ville, et quatre fois le flux d’une autoroute moyenne en France.
Or, cette situation de saturation des infrastructures actuelles engendre de lourdes conséquences négatives, décrivent-ils, avec une congestion chronique qui se chiffrerait à près de 50 millions d’heures collectives perdues dans la Métropole en 2014 selon une étude TomTom. Elle constituerait en outre une «pollution atmosphérique et sonore», une «dégradation du cadre de vie», mais aussi «une perte d’attractivité économique», ainsi que de la «fatigue et (du) stress pour des centaines de milliers d’habitants».

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