(SdH/LPI)
La candidate Grand Coeur Lyonnais a présenté ce mercredi cette proposition qui permettrait de diminuer les temps de trajets et les émissions polluantes des véhicules.
La candidate Grand Coeur Lyonnais, Véronique Sarselli, a présenté ce mercredi une proposition visant à optimiser les feux de circulation via l' intelligence artificielle (IA). Cette technologie permettrait de diminuer jusqu’à 20% les temps de trajets et jusqu’à 30% des émissions polluantes des véhicules.
« La Métropole de Lyon doit être en pointe sur les technologies qui servent le bien commun, l'économie et l'environnement. C’est ma vision d’une écologie des solutions et pas seulement de la contrainte. Élue présidente, je lancerai une expérimentation de régulation adaptative des feux de circulation, renforcée par l'intelligence artificielle (IA), pour fluidifier les mobilités dans la Métropole.»
Véronique Sarselli, candidate Grand Cœur Lyonnais à la présidence de la Métropole de Lyon
Une technologie compatible avec le PC CRITER
Le PC CRITER est à ce jour la structure recevant et centralisant en temps réel les données sur l’état du trafic de l’agglomération lyonnaise. Elle supervise ainsi environ 1.700 carrefours à feux sur le territoire de la Métropole, grâce à un réseau de capteurs au sol et environ 600 flux vidéo.
Si le PC CRITER permet d’adapter la gestion du trafic, son fonctionnement repose essentiellement sur quatre scénarios préprogrammés (matin, journée, soir, nuit). La candidate note qu’il gère les flux prévisibles, mais peine face aux imprévus comme les pics de trafic, la météo ou les événements urbains». Aussi, les dispositifs de régulation adaptative boostée par l'IA permettraient de changer d’échelle et de moderniser considérablement la gestion des trafics.
L'IA, au lieu de suivre un horaire fixe, anticipe et ajuste les cycles lumineux en continu grâce à l’analyse de multiples données que ce soit le trafic en temps réel grâce aux capteurs au sol et caméras existants, les données anonymisées de GPS (comme celles des applis de navigation), les prévisions météo, oui encore des évènements comme des matchs, des spectacles, ou des manifestations. L'IA utilise ainsi des algorithmes d'apprentissage automatique pour prédire les congestions et optimiser la coordination dynamique des feux. Ainsi, si un axe est chargé, l’IA prolonge le vert. Et si des bus, vélos ou piétons approchent, elle priorise leur passage, ce qui peut permettre de réduire les bouchons en fluidifiant les carrefours et en évitant les blocages.
La candidate note que cette technologie est compatible avec le PC CRITER actuel, et qu’elle est déjà testée et appliquée dans plusieurs villes du monde (Los Angeles, Quebec, Rotterdam, Prague…) avec des résultats concrets. Elle rapporte ainsi une réduction des temps de trajet jusqu’à 20% sur les corridors les plus chargés, une baisse du nombre d’arrêts jusqu’à 30% grâce à la régulation coordonnée sur plusieurs carrefours consécutifs, une diminution des concentrations de polluants jusqu’à -30% (NOx, particules fines…) et même de 10% des émissions de CO2. Par ailleurs, le bruit serait réduit à proximité des intersections jusqu’à -3dB (ce qui correspond à un bruit perçu divisé par 2), et jusqu’à -4dB en heure de pointe.
Une première phase d’expérimentation serait menée sur une cinquantaine d’intersections stratégiques de la Métropole de Lyon, pour un coût estimé de 1,5 millions d’euros, massivement éligibles à des programmes de cofinancements français et européens (Fonds vert / France 2030 / CEF-ITF), note Véronique Sarselli.
