Sébastien Lecornu présentant le plan "Relance Logement" (Capture Gouvernement)
Le Premier ministre a présenté vendredi ce plan, qui vise à relancer la construction de logements.
Sébastien Lecornu, présentait ce vendredi le plan «Relance Logement». A l’occasion de cette présentation, le Premier ministre a affirmé qu’il fallait «plus de logements, plus vite, partout sur le territoire et pour tous», car depuis la sortie du Covid, la France est «dans une panne plus que préoccupante sur le secteur du logement».
«Il y a pourtant une forte demande, une population qui ne demande qu’à se loger, en fonction de ses besoins, qui suivent les modifications des structures familiales par définition. Le peuple français évolue dans sa structure depuis maintenant 20, 30, 40 ans et donc la politique du logement doit s’adapter à ça. Une politique dans laquelle il y a beaucoup de cuisiniers dans la cuisine, parce que l'État a ses compétences, les collectivités locales ont leurs compétences, le monde de la construction et des promoteurs ont les leurs. Cela crée un ensemble qui peut être très performant lorsqu’il est aligné. Mais lorsqu’il se désaligne, cela peut créer un certain nombre d’inerties.»
Sébastien Lecornu
Un effort substantiel
En effet, l’effort des ménages pour le logement reste substantiel. 28% de la dépense de consommation finale des ménages est allouée au logement, ce qui constitue le premier poste de dépenses, loin devant l’alimentation ou les transports, qui ressortent à respectivement 16% et 13%. Et le logement pèse encore plus lourd pour les ménages les plus modestes, celui-ci atteignant près de 40% de la dépense totale.
La tendance s’aggrave en outre depuis plusieurs années. Entre 1996 et 2022, selon l’Insee, le prix des appartements a été multiplié par 3,3 en France métropolitaine quand l’inflation était de 50 %.
Dans le même temps, le pouvoir d’achat immobilier s’est contracté, en raison de la remontée des taux d’intérêt dans la période de forte inflation, alors que le prix des logements s’ajustait plus lentement à la baisse. Faute de demande, la construction neuve s’est ainsi réduite de 25% depuis 2022, ce qui contraint l’offre de logements. Dans le segment du logement social, en dépit d’un grand nombre de constructions en 2025 (112.000 nouveaux logements sociaux agréés), une seule demande sur sept de logement social a pu être satisfaite et la demande a atteint un niveau record, avec 2,9 millions de ménages en attente.

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