(SdH/LPI)
La Métropole de Lyon a annoncé attribuer une subvention de fonctionnement de 150.000 euros au nouvel Institut.
La Métropole de Lyon a annoncé avoir attribué une subvention de fonctionnement de 150.000 euros au nouvel Institut écocitoyen du territoire lyonnais. Elle souligne que cette aide financière «vient soutenir le démarrage de cette association qui a pour objectif de mieux comprendre, prévenir et réduire les impacts environnementaux, sociaux et sanitaires des pollutions, en associant citoyens, chercheurs et acteurs publics et économiques».
Coordonner la production de connaissances sur les polluants
L’Institut écocitoyen du territoire lyonnais avait été officiellement créé le 16 octobre lors d’une assemblée générale constitutive. La collectivité a expliqué l’objet de cette structure.
«La Métropole de Lyon fait quotidiennement face à des pollutions environnementales ayant le potentiel d’impacter profondément et durablement la santé de la population et le bon état des milieux naturels. En parallèle du développement de la stratégie métropolitaine de lutte contre les perfluorés notamment, la population et des associations locales se sont largement emparées du sujet. La Métropole de Lyon a donc souhaité accompagner la demande des habitants et associations du territoire en créant une structure indépendante pour coordonner la production de connaissances sur les polluants, tout en impliquant les citoyens dans l’identification des sources de pollution, la définition des protocoles, la réalisation d’études et la valorisation des résultats.»
Métropole de Lyon
Pour soutenir financièrement la mise en fonctionnement de l’Institut écocitoyen du territoire lyonnais, la Métropole de Lyon a annoncé lui avoir attribué une subvention de 150.000 euros, une aide financière qui s’intégrera dans le programme d’actions pour les années 2026-2027. La Ville de Lyon, ainsi que plusieurs autres communes du territoire lyonnais, prévoient également de subventionner l’association pour son démarrage, précise la Métropole.
L’Institut écocitoyen va également, au-delà de la mise en place des différentes instances lors de sa première année d’exercice, définir sa feuille de route et sa participation aux premiers projets du territoire. À court terme et de manière opérationnelle, cette feuille de route s’articulera principalement autour de la thématique des PFAS en lien, notamment, avec la mise en œuvre des études PERLE/PERFAO pilotées par l’Institut écocitoyen pour les connaissances des pollutions de Fos-sur-Mer.
Sur le long terme, l’Institut écocitoyen du territoire lyonnais s’est fixé plusieurs objectifs prioritaires, à savoir produire et mutualiser des connaissances scientifiques sur les polluants et leurs impacts sur la santé et les écosystèmes, rendre ces connaissances accessibles et utilisables par les acteurs publics et privés, associer les citoyens à toutes les étapes du processus scientifique, de l’identification des signaux faibles à l’interprétation des résultats, et enfin favoriser le dialogue et la transparence entre les différents acteurs concernés.
Une subvention fustigée par l’opposition
Cette subvention a immédiatement été fustigée par l’opposition métropolitaine.
«Nous nous sommes opposés à cette subvention. Cette subvention a été votée en commission permanente, à huis clos, sans public ni presse. Tout débat a été écarté ! L'Institut écocitoyen a été créé seulement en décembre 2025 avec des missions encore très floues : coordonner les connaissances scientifiques sur les polluants, notamment les PFAS. Sa gouvernance n’est pas clairement définie. Le montant de la subvention de 150.000 € sur un budget de 180.000 € représente plus de 80% qui sera consacré exclusivement à des charges salariales. La création d’un nouvel organisme est d'autant plus incompréhensible que La Métropole finance déjà une étude épidémiologique sur l'exposition aux PFAS (« PERFAO »), l'association AMARIS à hauteur de 60.000 euros sur ces mêmes sujets, la Maison de l'Environnement pour plus de 318 000 euros.»
Grand Coeur Lyonnais
Par ailleurs, «le budget 2026 prévoit 1,4 million d'euros pour les actions de prévention des risques majeurs», notent-ils. Pour eux, «la majorité écologiste poursuit sa gabegie financière pour servir son écosystème militant et abandonne la poursuite de l'intérêt général».
«La santé environnementale est un sujet majeur pour nos habitants, elle doit être mise en œuvre par des politiques publiques transparentes, efficaces scientifiquement et responsables devant nos concitoyens.»
Grand Coeur Lyonnais
