(SdH/LPI)
C’est le constat tiré par le portail Trouver-un-logement-neuf.com.
Les prix du neuf poursuivent leur correction en ce printemps 2026. Tel est le constat tiré par le portail Trouver-un-logement-neuf.com. Selon ce dernier, le prix moyen d’un appartement neuf de trois-pièces recule légèrement en six mois, les écarts entre villes se creusent et la volatilité des prix s’installe durablement.
Des prix du neuf en baisse
Les prix de l’immobilier neuf poursuivent leur ajustement après une correction à l’automne 2025. D’après les données du portail Trouver-un-logement-neuf.com, le prix moyen d’un appartement neuf de trois-pièces atteint en effet 317.611 € en mars, soit une baisse de 1,26 % en six mois. «Dans un marché marqué par une offre de plus en plus limitée, les écarts entre territoires se creusent et la volatilité des prix s’accentue », note le portail.
« Le marché du neuf reste extrêmement contrasté. Certaines villes corrigent fortement tandis que d’autres voient leurs prix s’envoler lorsque quelques programmes haut de gamme arrivent sur le marché.»
Céline Coletto, porte-parole de Trouver-un-logement-neuf.com
Dans deux-tiers des villes, des prix en baisse
Ce baromètre du printemps porte sur 89 villes disposant d’au moins cinq programmes neufs en commercialisation. Au sein de celles-ci, 56 villes enregistrent une baisse des prix et 33 villes affichent une hausse. Le mouvement de correction reste donc majoritaire et s’amplifie même en six mois, alors même que l’ampleur des variations varie fortement selon les marchés locaux. «Cette situation reflète la fragilité du marché du neuf, où la raréfaction des programmes immobiliers accentue les fluctuations», souligne le portail.
« Avec moins de programmes disponibles dans chaque ville, le prix moyen peut évoluer rapidement selon les opérations mises en vente. Le marché devient de plus en plus sensible aux dynamiques locales.»
Céline Coletto
Forte correction dans certaines villes
Le baromètre fait état de baisses particulièrement marquées en six mois dans plusieurs villes. L’offre nouvelle s’oriente en effet davantage vers la primo-accession, et est donc plus abordable. En parallèle, «les promoteurs diminuent les prix des logements en queues de programmes », note le portail.
La plus forte correction est observée à Castelnau-le-Lez, près de Montpellier, où le prix moyen d’un trois-pièces chute de 19,85 % pour s’établir à 293.100€. On notera que l’ajustement se poursuit également à Villeurbanne, où les prix reculent de 8,22%. Même certains marchés traditionnellement très dynamiques corrigent légèrement. C’est notamment le cas d’Annecy (- 7,49 %), mais aussi d’Aix-en-Provence (- 6,25 %) et Paris (- 3,67%).
A l’inverse, certaines villes enregistrent des hausses spectaculaires, souvent liées à la commercialisation de programmes haut de gamme, dans une offre très limitée. On peut ainsi citer le cas de Nice, où le prix moyen d’un trois-pièces bondit de 24,25 % en six mois, atteignant 607.600€. Un trois-pièces de 85 m² y est actuellement commercialisé à plus de 1.3 million d’euros, ce qui, du fait de la faiblesse du nombre de programmes en vente, fait exploser la moyenne.
D’autres villes enregistrent également de fortes progressions : C’est notamment le cas de Vaulx-en-Velin où les prix augmentent de 5% à 239.400€. Ces évolutions confirment le dynamisme persistant des marchés littoraux et touristiques, où la rareté du foncier continue de soutenir les prix, indique en outre Trouver-un-logement-neuf.com.
Paris reste hors norme sur le marché du neuf
Malgré la baisse récente, Paris reste de très loin la ville la plus chère, avec 858.500 € en moyenne pour un trois-pièces neuf. Plusieurs villes restent beaucoup plus accessibles comme Saint-Paul-lès-Dax à 204.700€ le T3 ou à Bourg-en-Bresse à 205.200€ l’appartement neuf de trois-pièces. L’écart reste spectaculaire : il est possible d’acheter près de quatre appartements neufs à Saint-Paul-lès-Dax pour le prix d’un seul à Paris.
Trouver-un-logement-neuf.com note que le marché du neuf est toujours très volatil avec des variations allant de -19,85% à +24,25% en seulement six mois. Cette situation s’explique notamment par la baisse du nombre de programmes immobiliers en commercialisation, un marché qui s’oriente toujours davantage vers la primo-accession, la faible profondeur du marché, et l’impact important de quelques programmes sur les prix moyens.
« Tant que la production de logements neufs ne repartira pas réellement, cette instabilité pourrait durer. Certaines villes continueront d’ajuster leurs prix tandis que d’autres connaîtront des hausses rapides faute d’offre disponible. »
Céline Coletto
Le portail attend désormais de voir l’impact sur les prix du retour attendu des investisseurs grâce à l’entrée en vigueur du dispositif Jeanbrun, nouveau statut du bailleur privé.
