Le secteur du bâtiment devrait rebondir cette année, après trois années de repli, selon la fédération française du bâtiment.
Un optimisme modéré semble s'établir dans le secteur du bâtiment. Après trois années de repli de l'activité, l'heure devrait être à la croissance en 2011 dans le secteur. La fédération française du bâtiment, qui faisait hier un point d'activité dans le secteur, a indiqué s'attendre à une hausse d'activité en volume de 2,2 % sur l'ensemble de l'année.
D'ici fin décembre, la fédération pourra même revoir à la hausse cette prévision. L'activité avait reculé de 1,1 %, sept, pour cent en 2009,3 % en 2010.
Sur les cinq premiers mois de l'année, la fédération a indiqué avoir constaté une reprise de l'activité de 3,5 %, en partie liée au redémarrage de l'activité de construction de logements neufs. L'autre gros sous-secteur du bâtiment, la rénovation - entretien, n'a pour l'heure que peu progressé (+0.5%).
Incertitudes pour 2012
Cette reprise ne s’est toutefois pas, selon la fédération, encore traduite par une forte augmentation des emplois stables, même si les emplois devraient malgré tout croître de 10.000 à 15.000 par rapport à 2009, du fait notamment de la hausse des emplois en intérim.
Néanmoins, la FFB s’inquiète déjà pour l’an prochain, un certain nombre d’avantage étant amenés à disparaitre : le Scellier, qui avait stimulé le secteur du neuf en encourageant l’investissement locatif devrait notamment être la cible d’un nouveau rabotage : les appartements neufs BBC en location devraient se voir accorder un taux de réduction d’impôt de 15%, contre 22% en 2011. En outre d’autres facteurs pourraient impacter négativement le secteur, comme les applications par les normes Bâle 3 et Solvabilité 2.
