Les taux des obligations d’Etat des pays périphériques remontaient, du fait d’inquiétudes sur le rôle des créanciers privés dans l’extension du rôle du Fonds de soutien européen.
Les taux des obligations d’Etat des pays fragiles de la zone euro progressaient hier, dans un contexte marqué par un scepticisme accru sur les mesures prises par les dirigeants européens la semaine dernière. Le taux de la dette italienne progressait à 5.75%, contre 5.64% la veille. Celui de la dette espagnole progressait à 5.94% contre 5.93% la veille. L’implication du secteur privé dans l’extension du rôle du fonds européen de stabilité financière (FESF) n’a pour l’heure toujours pas été éclaircie, ce qui inquiète les investisseurs présents sur le marché.
En outre, les déclarations du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, a jeté un certain trouble sur le marché, celui-ci ayant écrit aux députés du Bundestag que l’accord passé jeudi dernier ne devait pas être vu comme une autorisation donnée par le gouvernement allemand de rachats de grande ampleur sur le marché secondaire.
Du coup, ces derniers se dégageaient des obligations d’Etat des pays périphériques et se reportaient sur la dette allemande et française. Les taux français redescendaient nettement : les obligations d’Etat françaises reculaient à 3.24%, et les taux du Bund reculaient à 2.62%. L’écart de rémunération entre la dette allemande et la dette française tendait à se stabiliser, voire même à diminuer, le gouvernement français envisageant de nouvelles mesures en vue de ramener le déficit public à 3% en 2013.
