Les taux des dettes allemande et française continuaient à reculer vendredi, alors que les taux des pays périphériques progressaient une nouvelle fois.
Les taux des pays périphériques de la zone euro progressaient vendredi, les craintes de contagion à l’Italie et l’Espagne restant très présents sur les marchés. Les taux des emprunts d’Etat à 10 ans espagnols, les bonos, progressaient à 6.08%, contre 6% jeudi. Le pays, est comme l’Italie, l’un de ceux régulièrement visés par les agences de notation: Moody's a notamment annoncé vendredi qu'elle envisageait d’abaisser sa note souveraine, actuellement à "Aa2", dans les trois mois. Les taux italiens étaient également à la hausse, passant de 5.81% à 5.86%.
Les investisseurs se reportaient de facto sur les dettes des pays plus solides de la zone euro, comme les dettes françaises et allemandes. Les taux de l’OAT 10 ans redescendaient à 3.22%, contre 3.27% la veille. Le Bund reculait lui à 2.53%, contre 2.62%. L’écart de rémunération entre le Bund et l’OAT était ainsi de 69 points de base.
Les investisseurs se reportaient massivement sur les dettes européennes solides, et notamment les Bunds, du fait de l’incertitude qui régnait vendredi aux Etats-Unis sur la possibilité d’un compromis entre les deux chambres. Un accord portant sur une réduction de 1.000 milliards de dollars environ des dépenses publiques sur dix ans est intervenu entre républicains et démocrate dimanche, ce qui pourrait avoir un impact lundi sur les Bourses et marchés obligataires européens.
