Les investisseurs se sont une fois de plus rués sur la dette allemande, dont le rendement a encore chuté mardi.
Les jours se suivent et se ressemblent sur le marché obligataire européen. Le choc de la dette s’amplifie chaque jour un peu plus en Europe, et cette fois-ci, c’est l’Italie et l’Espagne qui semblent rejoindre la cohorte de pays pris dans le tourbillon de la crise.
L’Espagne a en effet vu ses taux monter à 6.45%, tandis que l’Italie a vu ses taux progresser à 6.25% en cours de séance, soit des niveaux inédits jusqu’ici. La crise de la dette semble impacter les perspectives de croissance du continent européen, ce qui pourrait avoir un impact non négligeable sur la faculté de remboursement de la dette.
Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, et le ministre italien des Finances, Giulio Tremonti vont se rencontrer mercredi à Luxembourg. Une réunion qui a ravivé les craintes sur la dette italienne.
Les investisseurs, qui fuyaient les dettes des pays périphériques se portaient massivement sur la dette allemande, qui a atteint en journée les 2.395%, soit un niveau inférieur au taux d’inflation dans le pays, une situation inédite depuis la réunification. De leur côté, les taux de l’OAT 10 ans restaient eux quasiment stables autour des 3.16%.
