Le passage des nouvelles normes en matière sismique pourrait se traduire par de nouvelles exigences en matière de construction, selon le Canard Enchaîné.
C’était l’un des récents sujets de polémique dans l’édification du Grand Stade de Lille : une étude va être menée par le constructeur et futur exploitant Elisa, filiale d’Eiffage, pour mesurer les conséquences des nouvelles exigences en matière de risques sismiques sur le futur équipement de 50.000 places.
Celle-ci devrait permettre de connaitre l’impact pour le Grand Stade en matière de travaux de renforcement, et de délais de réalisation induits par cette règlementation. Car une directive européenne, à savoir Eurocode 8, dont le décret est paru le 22 octobre 2010 et dont l’application est effective depuis le 1er mai dernier a récemment eu des conséquences importantes sur le zonage des risques sismiques. Autrefois nul, le risque est désormais faible sur la métropole lilloise… donc existant.
OL Land touché
Le Canard Enchainé de la semaine dernière estimait ainsi à 100 millions d’euros le surcout pour le Grand Stade de Lille. Une somme conséquente, pour un problème qui pourrait bien ne pas être isolé… Car Décines, lieu où doit être édifié OL Land, est également passé au 1er mai dans une catégorie de risque faible, contre nul auparavant. Ce qui pourrait également contraindre les promoteurs « à renforcer les fondations et à muscler les superstructures », selon le Canard Enchaîné.
Toutefois à l’inverse de Lille, où le concessionnaire et la communauté d’agglomération pourraient se renvoyer la balle en cas de surcoûts révélés par l’étude en cours, le cout de la construction sera intégralement, pour le Stade des Lumières, à la charge de la Foncière du Montout, filiale de l’OL. Ce qui devrait éviter tout débat sur le coût final pour le contribuable d’un éventuel surcout.
