Meilleursagents.com a publié hier son dernier baromètre parisien. Selon ce dernier, les prix auraient baissé en juillet-août.
Les prix ont reculé durant les deux mois d’été à Paris, selon les derniers chiffres publiés par le courtier en crédit immobilier Meilleursagents.com. Au cours des mois de juillet et d’août, les prix auraient baissé de 3% dans la capitale, et ce après 27 mois de hausse continue.
En Ile de France, seule la Seine Saint Denis se distingue, avec une hausse de 2.5% sur les deux mois. Dans le même temps, les prix dans les Hauts de Seine ont reculé de 0.8%, tandis que les prix reculaient de 0.1% dans le Val de Marne. Du côté de la grande couronne, les prix ont reculé de 0.9%.
Le courtier explique en partie cette évolution par la crise financière de cet été, même si la baisse des volumes de transactions observée depuis ce printemps laissait déjà présager une future baisse de prix. Meilleursagents table ainsi, au vu de l’actuel contexte de défiance, sur un scénario d’atterrissage du marché « qui se traduira par la poursuite de la baisse des volumes initiée depuis plusieurs mois et qui s’étalera probablement jusqu’au printemps 2012 ». « La prudence impose d’attendre la confirmation de cette tendance à la rentrée, mais les prix devraient progressivement baisser de 5 à 15% pour les biens courants ou de qualité médiocre et se maintenir à des prix élevés pour les biens de grande qualité et bien situés» prévient Sébastien de Lafond, Président et fondateur de Meilleursagents.com.
Quelques facteurs de soutien
« Le marché immobilier francilien est avant tout sous l’influence d’une situation macro-économique difficile dont personne n’anticipe une amélioration à court et moyen terme » indique Meilleursagents. Ce dernier explique en outre que les banques, confrontées à la crise de la dette, amplifient leur sélectivité sur le marché du crédit immobilier, ce qui aura pour conséquence, selon le courtier, de réduire encore le nombre d’acheteurs potentiels et leur pouvoir d’achat, exerçant donc une pression à la baisse sur les prix. Le courtier craint que la remise en cause des abattements pour durée de détention sur les plus-values immobilières hors résidence principale n’impacte la demande, et réduise encore un peu plus la rentabilité de l’investissement locatif.
En outre « la situation économique et les prochaines élections présidentielles de 2012 laissent présager de nouveaux tours de vis fiscaux. Toutes les conditions sont réunies pour décourager les investisseurs immobiliers, diminuer l’offre et réduire la fluidité du marché ». Le courtier voit néanmoins quelques facteurs de soutien du marché, comme le manque structurel de logements. « Le marché est donc soutenu par une demande relativement forte par rapport au niveau de l’offre ». Une situation qui pourrait toutefois être modifiée par les récentes annonces sur le report de la réforme sur la fiscalité des plus values immobilières. Autre élément de nature à soutenir le marché : la crise actuelle exige le maintien de taux d’intérêt à un niveau toujours historiquement bas.
