Le ministre du logement plaide pour une meilleure adaptation de la loi SRU aux réalités locales.
La loi SRU est-elle trop rigide ? Le secrétaire d’Etat au logement Benoist Apparu a en tout cas plaidé ce week-end, dans une interview au JDD, pour une réforme de la loi visant à établir un quota de 20% de logements sociaux.
« Je suis prêt à étudier un taux de 25% à Paris et en région parisienne, mais un taux inférieur à 20% à d'autres endroits » indique ainsi le secrétaire d’Etat au logement, qui estime que la présidentielle doit nourrir le débat. « Dans les communes où la démographie est faible, où l'écart entre loyers HLM et privé est minime, pousser à faire du logement social n'a aucun intérêt. Le taux de 20% appliqué partout n'a pas de sens » explique ainsi Benoist Apparu.
Pour des logements intermédiaires
En outre, le ministre du logement a indiqué réfléchir à la question de la comptabilisation des certains types de logements dans le quota de 20% de logements sociaux. « si l'on passe à 25% de logements sociaux dans certaines zones, je pense que la loi SRU devrait y intégrer l'accession sociale à la propriété » plaide-t-il.
Le secrétaire d’Etat au logement s’est malgré tout félicité du bilan de la loi SRU, jugeant le bilan 2008-2010 « excellent », une réalisation de 124.400 logements sociaux, soit 162% de l'objectif fixé à 76.800. Le ministre plaide en outre pour un renforcement de l’offre intermédiaire, pour favoriser la rotation et la sortie du parc social: « l'écart des loyers est tel entre HLM et privé que les gens restent parfois 40 ans dans leur logement social » constate-t-il. Pour cela, il faut selon lui que les institutionnels réinvestissent dans le logement, et que des constructions plus hautes soient autorisées, « si les promoteurs s'engageaient à louer à des tarifs raisonnables ».
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