Le vote allemand sur le FESF a soulagé les opérateurs hier. Les opérateurs se portaient de nouveau sur les obligations d’Etat françaises et allemandes, lesquelles avaient, mercredi, perdu un peu de terrain.
Les taux allemands reculaient à 2%, contre 2.69% pour les taux français. Les députés du Bundestag ont, très largement adopté le renforcement du FESF, qui a pour vocation d’aider les pays de la zone euro en difficulté, comme la Grèce, le Portugal et l’Irlande. Cette issue était très largement anticipée par les opérateurs.
La majeure partie des députés de la coalition d’Angela Merkel ont voté pour cette extension du FESF, ce qui constitue une satisfaction pour Angela Merkel. Seuls 15 députés sur les 330 de la majorité ont voté contre alors que 315 conservateurs (CDU/CSU) et libéraux (FDP), ont voté pour le plan. L’enjeu était de savoir si la chancelière allemande pouvait conserver sa majorité, et faire voter le plan sans les voix de l'opposition.
Les taux de l’Italie et de l’Espagne évoluaient de façon contraire, avec une hausse des taux espagnols, à 5,08% contre 5,06% jeudi et un repli des taux italiens à 5,57% contre 5,63%. Le Trésor a émis hier pour 7,85 milliards d'euros d'obligations à long terme.
