Les taux des pays les plus solides ont remonté hier, consécutivement à l’annonce d’une baisse des taux de la BCE.
Les taux de la BCE ont baissé jeudi, consécutivement à l’annonce faite par la BCE d’une baisse de 25 points de base de ses taux directeurs. Pour la première réunion du Comité de Politique Monétaire, le président de la BCE a frappé un grand coup, dans un contexte pour le moins incertain d’un point macroéconomique.
L’annonce de l’institution, inattendue, a conduit à une augmentation des taux français et surtout allemands. Avant 13h45, l’écart de rémunération entre les taux allemands et français avait augmenté jusqu’à un niveau record, à 140 points de base. Mais celui-ci s’est rapidement résorbé suite à l’annonce, les opérateurs se délestant des obligations d’Etats allemandes.
Un changement de positionnement
Mario Draghi "marque également un changement de positionnement par rapport à son prédécesseur. Son discours plus direct sur la réalité de la situation économique témoigne d’une forme d’inflexion de l’institution européenne, dont le rôle se rapproche de plus en plus de celui de la Fed, outre-Atlantique. Aux yeux des Européens, la BCE conforte sa dimension protectrice, en décalage avec les atermoiements des dirigeants de l’Union Européenne" a indiqué Fabrice Cousté, DG de CMC Markets France.
Le taux de l’OAT terminait la séance à 3.11%, contre 3.08% mercredi. Le taux du Bund progressait lui à 1.91%, contre 1.82% mercredi, soit un niveau de 120 points de base d’écart. L’annonce d’un possible abandon du référendum grec sur le plan européen et d’un accord de la majorité grecque avec l’opposition a joué en faveur de cette baisse des tensions.
Sur le front des pays fragiles, les taux de l'Espagne progressaient de 5.44% à 5,48% et les taux italiens baissaient à 6,18% contre 6,19%. En matinée, les taux avaient atteint un plus haut à 6,40%.
