Selon la RICS, l’incertitude sur la conjoncture économique a affaibli les marchés d’immobilier d’entreprise à travers le monde. La France est touchée.
L’immobilier d’entreprise continue d’entraver le marché de l’immobilier d’entreprise en Europe, selon la dernière étude de la RICS. Ainsi, la France commence à voir son marché ralentir, selon l’institution, alors que d’autres pays comme l’Allemagne et la Russie restent solides.
La situation commence à devenir préoccupante selon la RICS avec plus de la moitié des pays étudiés au niveau mondial ayant fait état d’une baisse de la demande de la part des locataires et d’une augmentation de l’offre, au cours du troisième trimestre.
A l’inverse, parmi les pays dynamiques, on trouve bien sûr la Chine, mais aussi la Russie, l’Allemagne, la Pologne et la République Tchèque. L’Allemagne bénéficie d’une conjoncture favorable, avec des indicateurs tendant à l’optimisme, tant pour la location que pour les prévisions concernant les valeurs. De la même façon, le marché russe bénéficie d’une bonne demande utilisateurs et de chantiers de constructions nouvelles toujours à la hausse.
Les PIIGS à la traîne
La crise de la zone euro a eu un impact sur nombre de marchés d’immobilier d’entreprise. « Des marchés plus réguliers comme celui de la France ont commencé à vaciller » note la RICS. On constate ainsi dans le pays une forte baisse de la demande locative, tandis que les surfaces vacantes continuent d’augmenter, selon les membres de la RICS interrogés à travers l’Hexagone. « L’investissement a également plongé dans un territoire négatif et les indicateurs pour le trimestre à venir sont pessimistes » note la RICS.
La RICS note également que des pays comme la Grèce, l’Italie, le Portugal, la République d’Irlande et l’Espagne sont affectés avec une chute de la demande locative et une offre à la hausse. « Les attentes sur les valeurs tant locatives qu’en capital ont faibli par rapport au 2ème trimestre » note la RICS.
Selon Simon Rubinsohn Chef Economiste à la RICS, « dans l’ensemble, la confiance a certainement pris un coup étant donné le niveau considérable d’incertitude des marchés financiers dans le monde et l’intensification de la crise de la zone euro. Cela dit, il reste des domaines clés de résistance –la Chine, le Brésil et la Russie- et nous avons constaté un élan positif dans plusieurs pays, au Japon notamment. Bien que nous doutions que les économies en développement puissent s’isoler des défis auxquels fait face l’occident, nous soupçonnons qu’ils vont continuer à être super performants et cela se reflètera dans les marchés de l’immobilier. »

Merci pour cet article, l’immobilier d’entreprise est un marqueur profond de la santé économique, corrélé à l’emploi et à l’investissement.
Attention, les statistiques nationales voire européennes cachent des disparités dans les tendances locales. Le secteur lyonnais et rhône alpin plus généralement de l’immobilier d’entreprise, où l’offre est globalement maîtrisée ne subit pas la crise de la même façon, même si, il ne faut pas le nier, les temps se compliquent.