Les taux à 10 ans italiens ont progressé hier à de nouveaux records, alors que le premier ministre italien, Silvio Berlusconi, a accepté de démissionner.
La situation sur le front de la dette italienne continuait d’inquiéter les marchés hier. Le rendement de la dette italienne atteignait en effet 6.76% en clôture, ce qui parait difficilement supportable pour l’Etat italien.
Le premier ministre du pays, Silvio Berlusconi, a en effet accepté en soirée de démissionner dans les jours qui viennent après l’adoption de mesures d’austérité supplémentaires. Cette annonce pourrait bien permettre un atterrissage des rendements, si celle-ci était confirmée.
De leur côté, les taux de l’OAT étaient en hausse hier, de 2 points de base, à 3.10%, alors même que les taux allemands restaient eux à 1.80%. L’écart de rémunération entre les taux français et allemands évoluaient toujours à des niveaux très élevés à 130 points de base. Les opérateurs privilégiaient les obligations d’Etat allemandes, en cette période de tension.
Parmi les autres obligations d’Etat en difficulté, on notera que l’Espagne a vu ses taux remonter à proximité des 5.60%. Les taux espagnols, qui évoluaient de concert avec les taux italiens, sont désormais bien moins moindres que les taux italiens, à 113 points de base.
