La pression restait forte sur les dettes espagnoles et italiennes. De son côté, l’écart de rémunération entre la France et l’Allemagne restait forte.
L’arrivée de Mario Monti au pouvoir en Italie n’a pas calmé la situation sur le marché obligataire. Les taux italiens ont en effet signé une hausse de 6.68%, contre 6.43%, soit une hausse de 25 points de base en une séance.
Les craintes de contagion ont augmenté hier, notamment sur l'Espagne hier, et sur les taux néerlandais ce matin. Les taux espagnols sont remontés à 6.08%, contre 5.82% vendredi. Ils continuaient leur hausse ce matin, à 6.27%. L’Espagne va élire dans quelques jours un nouveau gouvernement. Les marchés craignent que le nouveau pouvoir ne parvienne pas à réduire le déficit et la dette.
L’écart de rémunération entre taux allemands et français a également augmenté. Les taux ont ainsi augmenté à 163 points de base. Le fait que l’écart de rémunération atteigne désormais les Pays-Bas, pays jusqu’ici jugé vertueux, semble montrer qu’aucune dette publique européenne n’est désormais à l’abri. Les taux allemands étaient eux en baisse, profitant des reports massifs sur les obligations allemandes. Le taux du Bund était ce matin à 1.75%, contre 1.78%.
