<p>(SDH/LPI)</p>
Selon le baromètre Avendre Alouer, plus de deux français sur 5 estiment le marché de l’immobilier instable.
La crise a un impact sur les projets immobiliers des français. Si une part significative de ménages a toujours un projet immobilier, la part de ceux ne voulant pas prendre le risque d’un achat immobilier augmente, indique le dernier baromètre Avendre Alouer.
Selon ce dernier, les locataires sont plus nombreux à penser que la location est la meilleure solution qu’en juin (17% contre 10%). Pour nombre de ces derniers, il s’agit avant tout de conserver leur train de vie actuel. Parallèlement, la part de français estimant qu’il vaut mieux être propriétaire que locataire tend à baisser, de 93% à 90%. Le niveau des prix semble en grande partie expliquer cette situation.
Aussi, même si une majorité de français (52%) perçoit toujours une augmentation des prix, une part de plus en plus importante de Français pense que les prix vont baisser : ils sont 16% à anticiper une baisse contre 7% en juin. En outre, moins de français pensent que le moment est propice à l’achat à 44%, contre 48% en juin. Inversement, 30% pensent que le moment n’est pas favorable à l’achat, contre 24% en juin dernier. Par ailleurs, 2 français sur 5 considèrent le marché « instable ».
Un financement plus compliqué
Le financement du projet immobilier parait de plus en plus compliqué pour les français. Il est ainsi difficile à financer pour 79% des Français, contre une proportion de 76% en juin. Les mesures prises par le gouvernement pour accéder à la propriété sont par jugées inefficaces par 65% des Français versus 57% en juin.
Malgré tout, un français sur 4 déclare avoir un projet immobilier, un chiffre stable par rapport à juin. 45% de ces personnes interrogées ont un budget compris entre 100.000 et 200.000 euros, soit 5 points de pourcentage de moins qu’en juin. Parmi ces personnes ayant un projet immobilier, 40% ont des difficultés à trouver un bien qui leur convienne sans augmenter le budget initial, soit une proportion supérieure à juin (34%). En outre, la plus forte sélectivité des banques semble se traduire par une hausse des refus de prêt : 16% des locataires contre 10% en juin se sont vus refuser leur prêt.
