Les taux se sont nettement tendus hier en Espagne et en Italie. Les taux français restent autour des 3%.
Les taux de l’OAT ont peu évolué hier, dans un marché obligataire sous haute tension. Les taux de l’OAT restaient en effet à 3%. Les taux espagnols et italiens se sont en effet nettement tendus. Les marchés sont inquiets vis-à-vis de la situation de l’Espagne, qui s’apprête à annoncer de nouvelles mesures d’austérité. Dix milliards d'euros de dépenses pourraient ainsi être taillées dans la santé et l'éducation.
Les opérateurs craignent notamment que le secteur bancaire espagnol ne soit plus à même de soutenir le marché de la dette, après avoir épuisé les munitions tirées des opérations de LTRO effectuées en décembre et février.
Les taux espagnols atteignaient 5,970% contre 5,74% en fin de semaine dernière, et les CDS du pays remontaient nettement. Les taux sont en hausse continue depuis l’échec de l’émission espagnole en fin de semaine dernière, qui a abouti sur des taux en nette hausse sur le marché primaire. Les taux italiens revenaient eux à 5,68% contre 5,44% jeudi. Les autorités italiennes prévoiraient une diminution du Produit intérieur brut (PIB) comprise entre 1,3% et 1,5% en 2012, selon la presse transalpine.
Les investisseurs choisissaient donc de se reporter sur le marché de la dette allemande, qui reculait à 1.64%, faisant ainsi monter l’écart de rémunération entre l’OAT et le Bund. Néanmoins, sur des spéculations d'un troisième LTRO, les taux allemands remontaient de 11 points de base mercredi matin, à 1.75%, alors que les taux espagnols et italiens baissaient à 5.92% et 5.62%.
