Les intervenants restent attentistes avant le sommet informel des chefs d’Etat de la zone euro, qui devrait notamment réaborder le sujet des euro-obligations, une idée combattue par l’Allemagne.
Les marchés obligataires étaient quasiment étales lundi, au lendemain d’un week-end marqué par le G8, au cours duquel François Hollande et les autres dirigeants des grandes puissances ont tenu à parler de croissance, et de la crise de la dette en zone euro.
Après une ouverture en légère hausse, les taux des obligations d’Etat françaises, les OAT, étaient quasiment stables par rapport à vendredi, à 2.86%. Les obligations allemandes s’affichaient, en revanche, en plus forte hausse, à 1.45%, en hausse de 3 points de base. Les dettes d’Etat italiennes et espagnoles affichaient des variations contenues. Les bonos espagnoles voyaient leurs taux augmenter de 2 points de base, à 6.29%, quand les taux des BTP italiens baissaient légèrement à 5.80%.
Les dirigeants des huit principales puissances de la planète ont plaidé pour une politique de croissance, notamment en Europe. Mercredi, le sommet informel des chefs d’Etat de la zone euro devrait remettre au menu les euro-obligations, qui sont l’un des moyens privilégiés par certains économistes pour insuffler une nouvelle dynamique dans le vieux continent. François Hollande, qui devrait trouver là des appuis de certains pays de la zone euro, pourrait donc s’opposer à l’Allemagne d’Angela Merkel, farouchement opposée à une mutualisation de la dette.
