Le président de Coldwell Banker France et Monaco, Laurent Demeure, a déploré l’abrogation des 30% de droits à construire.
Le Sénat a voté hier en faveur de l’abrogation de la majoration de 30% des droits à construire. Celle-ci est jugée « surprenante » par le président de Coldwell Banker France et Monaco, Laurent Demeure. Ce dernier déplore dans une tribune l’ « instabilité législative et administrative » qui pourrait être « susceptible d’amener les investisseurs non résidents à se détourner de l'investissement immobilier locatif en France », « ce qui ne contribuera pas à améliorer la situation du logement, qui connait une forte inadéquation entre l’offre et la demande dans les grandes métropoles » indique-t-il.
En effet, plusieurs décisions prises par l’ancien et le nouveau gouvernement vont dans le sens d’une instabilité croissante : blocage des loyers à la relocation début juin 2012, préparation d’une modification de la fiscalité sur les plus-values déjà changé le 1er février 2012, mise en place de 15% de prélèvements sociaux sur les revenus immobiliers des non résidents en juillet et annulation de la règle des 30%. « Comment investir si l'ensemble des règles du jeu changent tous les 6 mois ? » s’interroge le dirigeant.
Du fait de ces multiples changements, les services parisiens de l’agent font l’objet de nombreuses demandes de la part d'investisseurs étrangers. Pour lui, ces changements incessants commencent à inquiéter les non résidents « qui pourraient finalement décider d'investir dans d'autres pays », explique-t-il.
