Malgré une nette flambée des rendements des dettes périphériques, les obligations françaises ont profité de chiffres américains moins bons que prévu.
Le "flight to quality" opère toujours. Les obligations du trésor français auront fini la semaine à des niveaux proches de la semaine dernière. Les investisseurs se sont reportés aujourd'hui sur les dettes allemandes et françaises, provoquant une nette détentes de leur taux. Les taux français finissaient à 3.32% (indice TEC 10) la semaine, quand les taux allemands revenaient eux à 2.87%. La raison: les chiffre de l'emploi moins bons que prévu outre-Atlantique ont fait douter les investisseurs, qui se sont reportés sur les actifs surs comme les obligations d'État. Le taux de chômage aux Etats-Unis est certes ressorti à 9.4%, mais les créations de postes ont été moins fortes qu'attendu.
Les investisseurs se sont également rués sur la dette des pays dits plus sûrs de la zone euro, alors même que celle des pays périphériques comme celle du Portugal ou de l'Espagne continuait leur chute. Les taux espagnols sont passés sur les 5.5%, touchant des plus hauts depuis 2000.

