Selon le dernier baromètre de Meilleurtaux, la baisse des taux ne s’est toujours pas traduite par une augmentation de la production de prêts.
Malgré la baisse des taux, le marché du crédit immobilier ne repart pas. C’est l’une des conclusions de l’Observatoire Meilleurtaux.com, dont l’invité était Jacques Fournier, directeur général des statistiques de la Banque de France.
La demande en crédit reste en effet anémique, et ce malgré les baisses de taux opérées par les acteurs bancaires depuis plusieurs mois. On constate ainsi des durées de prêt plus courtes, et la constitution d’un apport personnel plus conséquent. D'après la Banque de France, à 74 milliards d'euros sur les 9 premiers mois de l'année, la production de nouveaux prêts à l'habitat demeure sensiblement plus faible qu'en 2011. La cause ? Les emprunteurs sont semble-t-il plus réticents à contracter un prêt, et cherchent à emprunter avec plus d'apport et sur de plus courtes durées. La durée moyenne sollicitée des crédits a reculé de plus d'un an, à 244 mois contre 259 en janvier.
Pas forcément de durcissement chez les banques
Dans le même temps, le courtier note qu’il n’y a pas forcément d’augmentation des critères d’octroi pas les banques. « Nous n'avons reçu que 4 notifications dans ce sens sur l'apport et les durées de prêt, essentiellement au 1er trimestre, puis des demandes d'assouplissement durant l'été notamment pour les jeunes emprunteurs et sur les niveaux de revenus. Au final, contrairement aux idées reçues, les exigences des banques sont restées assez stables » précise Hervé Hatt.
La baisse des taux de l’OAT – qui atteint 1 point - s’est traduite par une baisse de 0.7 point des taux fixes de crédit, les banques cherchant à abaisser leurs grilles pour conquérir de nouveaux clients. « Sur un an, grâce à la chute des taux fixes, la mensualité pour un crédit de 200 000 € a diminué de 70 € entrainant une baisse du coût total de 17 %. Le recul des taux crée ainsi un effet d'aubaine et permet à certains d'emprunter de nouveau... Même si dans les faits - et c'est là tout le paradoxe - l'attentisme demeure » analyse Hervé Hatt, directeur général de meilleurtaux.com.
Une demande en légère reprise
Selon Meilleurtaux, le nombre de demandes de crédit immobilier avec un compromis de vente déjà signé avait baissé de 18 % sur un an au 1er trimestre 2012. Néanmoins, un timide rebond a été constaté depuis le 3e trimestre, notamment sous l'effet de la baisse des taux. Sur le troisième trimestre, les dossiers déposés sont ainsi en hausse de 5 % de dossiers par rapport au 3ème trimestre 2011. Autre phénomène : la forte hausse des demandes de renégociation, qui atteint 300 % au troisième trimestre sur 1 an. « Au total 6 500 demandes ont été déposées sur le site en octobre contre 1 500 par mois en moyenne au 1er trimestre 2012 » indique Meilleurtaux.
« A 74 milliards d'euros sur les 9 premiers mois de l'année, la production de nouveaux prêts à l'habitat a légèrement repris depuis les niveaux bas de l'été 2012, mais elle demeure sensiblement plus faible qu'en 2011. Reste que, si la production a fléchi, les crédits à l'habitat sont plus dynamiques en France que dans le reste de l'Europe », a pour sa part analysé Jacques Fournier, directeur général des statistiques de la Banque de France et invité du 16e Observatoire, qui a notamment attiré l’attention sur la baisse significative de la part des primo-accédants, laquelle est tombée de moins de 40 % à moins de 20 % sur un an.
Pour ce dernier, les conditions de financement devraient se maintenir, du fait que la politique monétaire actuelle tend à favoriser la distribution de crédits. Par ailleurs, la plus grande solidité des banques émanant de l’application des critères de Bâle 3 va contribuer pour elles à un refinancement sur le marché à de meilleures conditions.

Tout crédit, même gratuit,ne compensera pas des prix surévalués de 35%.
Ajoutez à cela, le chômage, les salaires au plus bas et les perspectives nationales et internationales ainsi que le stock considérable de logements vacants à Lyon et vous comprendrez que les clients potentiels ne soient pas pressés.
A moins d’un éclat de lucidité des vendeurs et professionnels, la chute va être dure pour ces derniers.
La plupart des appartements en vente à Lyon ne trouvent pas preneurs malgré une diminution moyenne de 10%.
les acheteurs potentiels préfèrent différer leurs achats et attendre une baisse bien plus conséquente.
Dans ce cas là, rien d’étonnant à cette baisse de production de crédit. De nouvelles aides éventuelles n’y feraient rien non plus car la certitude d’ une grosse baisse de prix est maintenant générale.
Clair que les vendeurs reve encore ou sont mal conseillés, les tx sont super bas et le marché est bloque. Les taux ne peuvent que remonter, la vague du babyboom arrive est en train d’arriver, qui voudrait d’un vieille appartement qui valait 50% de moins en 1998 ?
un credit a 0 mais a quoi bon si c’est trop cher. Vous imaginez travailler pendant 15 ans pour un tas de cailloux avec un credit sur le dos, entretien et taxe fonciere frais notaire et agence alors que le prix ne pourra que baisser dans les 5 prochaines annees.
Regarder les prix en allemagne, cest deux fois moins et la qualite allemande…
Les proprio revent de plus value en france pour des apparts non bbc de plus de 2 ans, quelle blague!
Ah ces plus-values immobilières, à croire que c’était devenu la valeur travail de nos jours: la chute va être rude.
Perte du triple A + chômage en hausse + économie en berne + moral des ménages au + bas etc… je crains que l’immobilier revienne rapidement à des chiffres d’il y a 10 ans. Je plains surtout les jeunes qui ont cru les pseudos-professionnels et se sont endettés pour des biens surpayés.Les exemples sont pourtant éloquents tant aux USA qu’en Europe mais on a continué à mentir pour piéger le plus de monde possible.C’est de la non-assistance à investisseurs floués.
Et certains se font même encore avoir ! Bon ça ralentit bien quand même, mais l’idée « Immobilier = Ça peut pas baisser = Plus-values sans rien faire » à la vie dure….
Sauf qu’on est entré dans la phase « Moins-values sans rien faire ». Et ça, ça va faire mal…