Les craintes du président d’Era sur la garantie des loyers

Le patron d'Era Europe, François Gagnon craint pour l'équilibre du marché locatif.

François Gagnon, le président d’Era Europe ne décolère pas face à « une adhésion inconditionnelle de toutes parts » à la garantie des loyers, alors même que son principe avait « fait débat ». Selon lui, « on ne discute même plus sur l'imputation de la prime, dont il est convenu qu'elle sera partagée entre bailleur et locataire, ni sur l'existence même d'un tel dispositif, « plus de distance entre la droite, la gauche et le centre, les administrateurs de biens, les associations de consommateurs et le Gouvernement, le Gouvernement et le Parlement, les assureurs et l'Etat », relève-t-il: tout le monde serait d’accord.

Or François Gagnon dénonce « la pensée unique » qui va selon lui à l’encontre de la liberté de penser. « Au risque d'être livré au mépris public, je dis que nous n'avons pas besoin de GUL, que la GUL est dangereuse pour l'équilibre démocratique et pour la morale même, et enfin qu'elle comptera parmi les moyens les plus efficaces d'accentuer le déficit public » affirme-t-il alors même qu’il n’existe selon les statistiques officielles que 2,5 % d'impayés de loyer privé, sur les quelque 6,5 millions de logements loués. Selon lui ceci en dit long « sur la nature des rapports locatifs, que le Gouvernement s'évertue de nous montrer comme tendus et difficiles ». Pour lui, « il n'en est rien ».

Car si la solvabilité des locataires et des bailleurs semble éprouvée par la crise, « les deux parties se respectent et trouvent quand il le faut des accommodements ». Or selon lui, cette garantie est « de nature à ignorer les grands équilibres et à malmener les valeurs. Le Gouvernement et ses dévoués dans cette cause regardent d'un même regard tous les locataires, et les considèrent tous comme susceptibles d'être assistés. Pourtant le nuancier des situations est large, et tous n'ont pas un besoin identique d'assurance. Bref, on crée un dispositif sans intelligence et sans souplesse. »

Craintes sur la facture du dispositif

Il craint ainsi pour les conséquences sur les rapports sur le marché locatif: « il sera clair que l'impayé n'a pas de conséquence et donc, le locataire le plus scrupuleux risque fort de devenir moins pressé à payer son dû dès lors qu'il peut le faire sans préjudice » note-t-il.

Il souligne en outre l’impact financier de la GUL que le Gouvernement, dans l'étude d'impact du projet, avec un besoin de trésorerie 750 millions d'euros annuels, Or assure-t-il « les assureurs l’évaluent au double François Gagnon propose ainsi que l’on « enterre avec les honneurs la GUL ». Sans cela, craint il, « on constatera amèrement dans quelques années qu'on s'est payé de mots et que la facture est lourde et que l’on aura au passage déboussolé le marché locatif privé, en lui ôtant ses repères normaux ».

 






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Commentaires

Vous faites bien de préciser : »selon les statistiques officielles que 2,5 % d’impayés de loyer privé » . Sur quoi fondez-vous vos « statistiques » ? Huissiers ? Procédures ? gendarmerie? Assistantes sociales? Contentieux? Beaucoup de bailleurs renoncent à ces démarches, qui ne procurent au final, après avoir été très onéreuses, que le statut de « créanciers » ad vitam æternam. Pour notre part, ayant entièrement misé pour seule source de revenus présents et notre très proche officielle retraite, sur des investissements locatifs privés sociaux pour répondre à la nécessite nationale d’hier (toujours d’actualité), sur 5 logements, 4 (vandalisés)accumulent plusieurs années d’impayés. Résultat: pas les moyens de réparer, pas possibilité de relouer en l’état + à nouveau remise aux normes du jour…,(l’Anah éventuellement financerait en partie, mais on trouve où le reste…) impossibilité de parvenir à vendre pour l’instant (prix pourtant 40% au dessous du marché) donc imaginer un crédit est irréaliste… Aujourd’hui nous sommes en surendettement et nous ne savons pas comment nous pourrons payer les taxes foncières dans un mois mais pas que cela…(plus montrer pattes blanches au fisc pour prouver qu’on n’est pas en plus redevable de la taxe pour logement vacant) Sans possibilité de RSA bien sûr puisque nous sommes de « riches propriétaires » à abattre bien entendu, qui ne murissent plus que l’espoir de tout bazarder et vivre (enfin!) avec (4 ou 5 ans tout au plus). Et puis ensuite basta… laisser la place aux nouveaux arrivants, qui seront de plus en plus de 2 sortes: ceux tout en bas et ceux tout en haut, avec de nouveaux gouvernements, de nouvelles lois tout aussi inefficaces, de nouveaux gaspillages, des fonctionnaires toujours préoccupés surtout par leurs avantages sociaux, plutôt que par les réels cas sociaux pour lesquels ils sont missionnés, de nouvelles récessions, de nouvelles dettes publiques…

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