L’introduction d’une taxe exceptionnelle sur les rémunérations les plus élevées a été rejetée par la haute assemblée.
Les sénateurs n’ont pas adopté la taxe exceptionnelle à 75% sur les plus grosses rémunérations, l’une des mesures les plus symboliques du projet de loi de finances 2014, et qui faisait l’objet d’une vive discussion au sein des granges entreprises, mais également du milieu du football, du fait de ses répercussions dans les grands clubs professionnels. Ces derniers délivrent en effet, de fortes rémunérations pour leurs meilleurs joueurs, ce qui est notamment le cas pour l’Olympique lyonnais.
La taxe a été votée par le parti socialiste et le RDSE, tandis que l’UMP et les centristes ont voté contre. Les sénateurs communistes ont quant à eux privilégié l’abstention. La mesure faisait l’objet d’un débat sur l’importance même des entreprises visées, plus des deux tiers des entreprises soumises dégageant en effet un chiffre d’affaires inférieur à 250 millions d'euros.
Gérard Collomb, le sénateur-maire de Lyon, n’était pas présent pour le vote de la taxe au Sénat (il préside aujourd’hui la séance du conseil municipal de Lyon), mais ayant donné pouvoir à l’un des sénateurs socialistes, a voté pour la taxe, comme le reste du groupe.
