La maire de la ville indique présence d’amiante contenu dans des matériaux friables susceptibles de libérer « des fibres spontanément » dans les bâtiments des écoles vénissianes.
Michèle Picard, la maire de Vénissieux, se veut rassurante sur l’amiante. Elle a en effet indiqué hier dans un communiqué que les diagnostics et dossiers techniques amiante n’avaient pas pointé la présence d’amiante friable dans les bâtiments des écoles vénissianes. L’amiante friable qui est « en réalité contenu dans des matériaux friables susceptibles de libérer ‘des fibres spontanément’ »explique-t-elle.
« Si le diagnostic réalisé en 2006 couvre d’une manière exhaustive tous les points où la présence d’amiante a été relevée, il liste aussi tous ceux qui présentent un risque potentiel en cas de dégradation. Là aussi, pour ces matériaux non friables (dalles vinyle, plaques ciment, joints en caoutchouc,…) qui n’émettent pas spontanément de fibres, des dispositions strictes et rigoureuses entourent les interventions (perçage, ponçage, tronçonnage…), afin que ni les professionnels, ni les utilisateurs ne soient exposés aux fibres émises en cas de travaux » poursuit-elle. Si bien que dans des lieux pointés, « les matériaux dits ‘dégradés’ n’occasionnent pas de libération dans l’air de fibres d’amiante ».
Elle rappelle que « la direction des services techniques rassemble des professionnels aguerris et formés qui assurent une surveillance régulière par des contrôles et un traitement systématique en cas de risque avéré, avec toutes les précautions d’usage prévues par la réglementation en vigueur », et que les groupes scolaires « font l’objet, depuis 1996, d’un plan de maintenance dans le cadre de la Programmation Pluriannuelle des Investissements, soit un budget de 1,5 millions d’euros par an ».
