Les élections municipales des 23 et 30 mars 2014 ont été annulées par une décision du tribunal administratif.
Michèle Picard, l’actuelle maire de Vénissieux, va devoir reconquérir son siège auprès des électeurs Vénissians. Elle a, dans un communiqué, fait état d’un sentiment de « profonde injustice et totale incompréhension » après la décision du tribunal administratif d’annuler les élections municipales des 23 et 30 mars 2014.
Malgré une élection gagnée avec 950 voix d’avance, le tribunal a suivi les conclusions du rapporteur public. Pour ce dernier l’élection était entachée « de nombreuses et graves irrégularités ». L’élection avait fait l’objet d’un dépôt d’un référé par Le préfet du Rhône demandant d'annuler l'élection d'Yvan Benedetti et d'Estelle Gagon, du fait qu’un nombre important de personnes de « Vénissieux fait front » n'étaient pas informées qu'elles figureraient sur cette liste. Le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, avait déposé en avril un référé demandant d'annuler l'élection d'Yvan Benedetti et d'Estelle Gagon.
Le préfet estimait l’élection de ces deux personnes « entachée d'irrégularité ». Christophe Girard, le candidat de droite ayant obtenu 30,40 % au deuxième tour, avait lui aussi déposé un recours fustigeant « l'enregistrement d'une liste reconnue comme irrégulière ».
« J’appelle les Vénissians, attachés aux valeurs républicaines, progressistes et de gauche, à se mobiliser et à faire bloc contre une droite libérale et populiste, une droite revancharde qui n’a pas accepté la large défaite exprimée de façon claire et nette dans les urnes en mars dernier » a indiqué la maire de Vénissieux dans un communiqué. Elle indique que la liste identitaire menée par Yvan Benedetti est sanctionnée « à juste titre », mais souligne dans le même temps que « son comportement permet à la droite de rejouer la partie. Les cartes sont rebattues mais les masques sont tombés puisque Christophe Girard a ouvertement revendiqué les voix extrémistes des identitaires ».
