L’INSEE publiait mercredi une analyse sur les revenus des ménages en France. A Lyon, ceux-ci sont plus élevés que la médiane métropolitaine.
Les revenus des ménages ont ralenti, en particulier ceux des ménages les plus modestes, a indiqué l’INSEE dans une note publiée mercredi. Les revenus ont peu évolué entre 2007 et 2011, où « le revenu médian est passé de 17 500 € à 19 200 € en France métropolitaine; soit une évolution en euros constants presque deux fois plus faible que celle observée sur les 5 années précédentes : + 3,0 % entre 2007 et 2011 après + 5,8 % entre 2003 et 2007 » indique l’institut statistique.
Au niveau des grandes aires urbaines, on notera un renforcement des disparités. « Dans la quasi-totalité des grandes aires, l’accroissement des revenus est moins fort dans le pôle que dans sa couronne. Nombre de grands pôles urbains ressortent avec un niveau de revenu et une évolution inférieurs à ce qui est observé pour l’ensemble de la France métropolitaine » note l’INSEE.
Des revenus plus élevés à Lyon
Sur l’évolution des revenus l’INSEE note en France une évolution différente selon les aires urbaines. « Lyon et les agglomérations du Sud et de l’Ouest présentent des revenus plus élevés que la médiane métropolitaine. Dans les pôles de Marseille, Strasbourg, Lille et de beaucoup de capitales régionales, les revenus sont au contraire inférieurs » indique l’institut.
Et dans bien des cas, les revenus les plus élevés ne sont pas forcément au centre l’aire urbaine, exception faite de Lyon et Paris (À Paris comme à Lyon, on notera en outre que les différences de revenu sont d’ailleurs très marquées au sein de la banlieue, note l’INSEE). « Dans plus de 40 % des couronnes des grands pôles, le niveau des revenus et leur évolution sont supérieurs à la moyenne » indique l’INSEE, qui précise que « dans plus de la moitié des couronnes des grands pôles (56 %), le niveau médian des revenus est supérieur à la médiane métropolitaine ». Les revenus les plus élevés sont situés dans les couronnes de plusieurs des grandes aires, telles que Paris, Lille, Marseille, Grenoble, et les villes proches de la frontière suisse.

C’est bien d’avoir des statistiques. Mais encore faut-il connaître les causes de cette quasi-stagnation des revenus des ménages en vue de trouver des solutions pour les augmenter un peu.