<p>François Payelle (SDH/LPI)</p>
François Payelle est le président de la fédération des promoteurs immobiliers. L’organisation a lancé un jeudi un appel pour que les annonces du gouvernement réalisées ces derniers mois se transforment rapidement en actes.
Vous avez lancé jeudi, lors de la publication des chiffres du troisième trimestre un appel à destination du gouvernement sur la situation délicate du marché de l'immobilier neuf, marqué notamment par une baisse des mises en ventes de la part des promoteurs. Quels sont les principaux blocages qui conduisent à cet attentisme de la part des acteurs ?
Il ne faut pas inverser l’ordre des facteurs. Comme les ventes reculent, pour ne pas avoir de surstock qui paralyserait les entreprises, nous sommes obligés d’adapter la production aux ventes. Or les ventes chutent. Nous étions à 110.000 en 2010, nous sommes passés à 100.000 en 2011, 74.000 en 2012 et 2013. Et en 2014, en extrapolant les 9 premiers mois de l’année, nous allons sans doute terminer entre 71.000 et 72.000. Soit de nouveau un recul des ventes.
A quelle période faut-il remonter pour voir une production si faible ?
Il faut remonter aux années 90-95, s’agissant des ventes des promoteurs. Si l’on rapporte la production à la population, on atteint un des plus bas taux de construction depuis 40 ans. Les permis de construire reculent mois après mois, et les mises en chantier aussi : nous étions à 421.000 logements mis en chantier fin 2011. Nous sommes tombés, à fin septembre, à 301.000 logements mis en chantier.
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