Pour la FNAIM, c'est la fin de la baisse des prix dans le secteur de l'immobilier. « Les prix n'enregistrent désormais, en moyenne dans l'ensemble, plus aucun signe de baisse : ils progressent même de +0.8% sur un an » indique-t-elle dans son point trimestriel. La progression enregistrée sur le marché des appartements anciens est même bien plus importante sur le trimestre : +2.5%.
La hausse n'est donc plus propre à Paris et aux grandes agglomérations : pour la FNAIM, « la baisse des prix (…) cède la place à une stabilité des prix et à de nouvelles hausses. » La tendance parisienne est d'ailleurs plus que jamais atypique, avec des hausses de +4.5% sur un an. La hausse des prix dans les zones dites « tendues » ressemble d'ailleurs à s'y méprendre à une flambée des prix, avec des hausses qui dépassent les 10%. La région parisienne serait d'ailleurs clairement en situation de pénurie, 63% des ménages franciliens estimant « que l'offre est plutôt inférieure à la demande » selon la fédération.
La FNAIM évoque un contexte favorable, avec des taux au plus bas depuis des décennies et « une fluidification du marché de la revente ». En clair, les emprunteurs potentiels déjà propriétaires d'un logement sont plus nombreux à penser qu'ils pourront revendre leur bien en vue d'en racheter un autre. « 32.0% des Français estiment en effet aujourd'hui que la conjoncture est favorable à la vente d'un bien immobilier » explique la fédération. Un chiffre à comparer aux 10.0% atteints en octobre 2009.
Le nombre de transactions est lui aussi pour la FNAIM, un chiffre encourageant, plus 700.000 transactions étant attendues cette année, soit une activité en hausse de plus de 18%.
